Quatre ans sur les traces d'un navigateur génial

Organisée à Genève, une grande expédition s'élance le 12 avril de Séville pour un tour du monde ...
Quatre ans sur les traces d'un navigateur génial

Quatre ans sur les traces d'un navigateur génial

Photo: Keystone

Organisée à Genève, une grande expédition s'élance le 12 avril de Séville pour un tour du monde dans le sillage de Magellan. Durant quatre ans, scientifiques, jeunes en réinsertion, dessinateurs de BD et grand public se succéderont à bord du voilier Fleur de Passion.

L'expédition, qui vise à cartographier les océans, comportera plusieurs volets scientifiques, mais aussi des programmes socio-éducatifs et culturels. Elle a été mise sur pied par la Fondation Pacifique, une organisation genevoise à but non lucratif, active dans les questions de développement durable, a expliqué jeudi devant la presse à Genève son président Pietro Godenzi.

Plusieurs équipages vont se relayer à bord du 'Fleur de Passion'. Le vieux gréement de 33 mètres sera de retour en août 2019 à Séville pour fêter le 500e anniversaire du départ de Magellan parti à la recherche de la Route des épices.

Il s'agit d'un bateau à l'histoire étonnante, a poursuivi M. Godenzi. Construit en Allemagne durant la Deuxième Guerre mondiale, son destin le porte maintenant vers le Pacifique.

Pollution sonore

Le voilier accueillera à son bord un programme scientifique sans précédent. Intitulé '20'000 sons sous les mers', il visera à cartographier la pollution sonore des océans qui perturbe la vie marine depuis une centaine d'années, a relevé Michel André, directeur du laboratoire d'applications bioacoustiques de l'Université polytechnique de Catalogne à Barcelone.

Les scientifiques s'intéresseront particulièrement à son effet sur les cétacés. Un équipement acoustique permettra de détecter et classifier les sons naturels et d'origine humaine. Le public pourra y accéder en temps réel, via le site Internet du projet.

Microplastiques

Un autre programme, Micromégas, consistera à effectuer des prélèvements réguliers d'eau de mer pour en évaluer la pollution plastique, 'omniprésente et particulièrement inquiétante', a déclaré Pascal Hagmann, directeur d'Oceaneye.

Ces échantillons alimenteront les recherches de l'association qui manque cruellement de données sur l'hémisphère sud. Ils seront analysés en collaboration avec l'EPFL. Les résultats seront transmis au Programme des Nations Unies pour l'environnement.

/ATS


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