Revue de presse de ce dimanche 11 décembre 2016

Après les nombreuses critiques envers la méthodologie de l'étude PISA, son responsable se défend ...
Revue de presse de ce dimanche 11 décembre 2016

Revue de presse de ce dimanche 11 décembre 2016

Photo: Keystone

Après les nombreuses critiques envers la méthodologie de l'étude PISA, son responsable se défend dans la presse dominicale. D'autres sujets, comme les coûts liés à la réforme de l'imposition des entreprises ou l'image de l'armée, sont également abordés.

Schweiz am Sonntag: Le responsable de l'étude PISA, publiée mardi, balaie la critique de la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l'éducation envers la nouvelle méthodologie utilisée pour comparer les performances des élèves. Seule la Suisse s'est plainte jusqu'ici, affirme Andreas Schleicher dans un entretien avec le journal alémanique Schweiz am Sonntag. Les données restent, malgré les nouvelles manières de tester les élèves, comparables à celles des autres années. Le spécialiste soutient que la Suisse ne prend pas assez en compte les changements technologiques, rappelant qu'il y a dix ans, il n'y avait ni 'smartphones', ni médias sociaux ou 'big data'. 'J'attendais clairement plus du système scolaire suisse'. En outre, l'influence du contexte social sur les résultats est frappante: 'La Suisse a un problème avec l'égalité des chances', déplore-t-il. Et les écoles ne parviennent pas à compenser ce déséquilibre.

Le Matin Dimanche: Combien va coûter la troisième réforme de l'imposition des entreprises (RIEIII)? Les opposants au texte veulent des chiffres. Et ils les veulent dans la brochure d'information que les électeurs reçoivent en même temps que leur matériel de vote. Pour Roger Nordmann, membre du comité Appel à la défense de la classe moyenne, 'on ne peut pas exiger que les électeurs votent sur cette réforme sans leur donner cette information', confie-t-il au Matin Dimanche. L'hebdomadaire revient sur une information publiée cette semaine par le Tages-Anzeiger. Ces chiffres existent: la troisième réforme coûtera environ trois milliards, selon l'estimation publiée par le département des Finances il y a quelques jours. Une estimation par ailleurs similaire à celle de l'Union syndicale suisse, diffusée un peu plus tôt. La brochure d'information explique qu'il y aura des pertes dont l'ampleur est impossible à chiffrer puisque beaucoup de cantons doivent encore déterminer leur taux d'imposition, répond la Chancellerie. Pas question donc de mentionner une quelconque fourchette sur les éventuelles pertes fiscales.

Le Matin Dimanche / SonntagsZeitung: La Finma, l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers, ne punit pas de façon efficace les banques qui se comportent mal, estiment les inspecteurs du Groupe d'action financière (GAFI), un organisme intergouvernemental qui lutte notamment contre le blanchiment de capitaux, dans leur rapport publié mercredi. Un nouveau cas montre que malgré une procédure pénale contre lui pour des fraudes très graves, un ancien responsable d'une banque a pu continuer à exercer dans un autre établissement comme si de rien n'était, rapporte Le Matin Dimanche dans son édition du jour.

NZZ am Sonntag: Le tribunal administratif fédéral a jugé illégal, lors d'un premier arrêt, le durcissement du processus d'asile à l'encontre des requérants érythréens. Il renvoie ainsi au Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) deux dossiers pour une réévaluation, rapporte la NZZ am Sonntag. Dans les deux cas, le SEM avait refusé les demandes de deux mineurs érythréens et ordonné leur renvoi dans leur pays, car ils y ont un large réseau de relations. Pour le Tribunal administratif fédéral, le SEM n'a pas bien examiné le caractère raisonnablement exigible du renvoi. La raison invoquée n'est pas suffisante sans sa description complète.

SonntagsBlick: L'association d'aide au suicide Exit intervient de plus en plus souvent dans des maisons de retraite. En 2015, 92 cas ont été recensés contre dix en 2007, écrit le SonntagsBlick. 'Ces chiffres vont encore augmenter', estime le porte-parole d'Exit. Les Babyboomers, qui ont été habitués à prendre eux-mêmes des décisions, arrivent actuellement dans ces âges. L'association VEMS (Ethique et Médecine) trouve ce développement inquiétant et déplore, en substance, que le fait de mettre fin à la vie de cette manière reçoive en quelque sorte une bénédiction institutionnelle, explique son président Michel Romanens. Dans les homes, le risque d'imitation est un danger réel, plaide-t-il.

Le Matin Dimanche / SonntagsZeitung: La Régie fédérale des alcools a découvert en 2014 un cas de soustraction fiscale en Valais. Selon les hebdomadaires Le Matin Dimanche et SonntagsZeitung, un maître distillateur a produit durant cinq ans 17'000 bouteilles d'alcool fort sans les déclarer correctement aux impôts. Quelque 164 clients, des producteurs de fruits amateurs ou professionnels, étaient impliqués. La somme soustraite au fisc avoisine les 140'000 francs. Les personnes concernées ont dû s'acquitter d'amendes d'un montant total de 50'000 francs et rembourser leurs arriérés d'impôts.

Schweiz am Sonntag: Les jeunes considèrent de nouveau que l'armée a du sens, affirme André Blattmann dans un entretien avec la Schweiz am Sonntag. Le chef de l'armée sortant explique cela par un 'sentiment subjectif d'insécurité' provoqué par la terreur, la criminalité et le fossé entre pauvres et riches. L'approbation de l'armée par la population - estimée à environ 84% selon une étude de l'EPFZ - est aussi élevée qu'au début des années 1980. André Blattmann plaide pour que l'armée devienne un sujet de discussion à l'école. Les futurs professeurs devraient être sensibilisés à la question de la politique de sécurité nationale.

SonntagsBlick: La suspension du médecin en chef de l'armée suisse Andreas Stettbacher a été ordonnée directement par le ministre de la Défense Guy Parmelin, sur les conseils de l'état-major, écrit le journal alémanique SonntagsBlick. Le département de la Défense a déposé plainte vendredi auprès du Ministère public de la Confédération contre M. Stettbacher pour infraction contre le patrimoine ainsi que violation des obligations professionnelles et devoirs de fonction. Selon le journal, le divisionnaire âgé de 54 ans n'a aucune idée de ce qui lui est reproché.

/ATS


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