Sepp Blatter promet des surprises pour redorer l'image de la FIFA

Sepp Blatter a promis vendredi des initiatives surprenantes pour améliorer l'image de la FIFA ...
Sepp Blatter promet des surprises pour redorer l'image de la FIFA

Sepp Blatter promet des surprises pour redorer l'image de la FIFA

Photo: Keystone

Sepp Blatter a promis vendredi des initiatives surprenantes pour améliorer l'image de la FIFA après son élection à un 5e mandat en tant que président de la Fédération internationale de football. L'organisation est secouée depuis mercredi par un scandale de corruption.

A peine réélu par le congrès de la FIFA, le Valaisan, âgé de 79 ans, a promis de s'atteler à cette tâche dès samedi. Il a déclaré à la chaîne de télévision de la FIFA que sa reconduction à la tête de l'institution lui donnait désormais le temps de travailler ses projets après les 'événements tragiques' de cette semaine.

'Cela me laisse désormais du temps, parce que l'on a dit que j'étais responsable de ce qui s'était passé. J'assume cette responsabilité et nous devons maintenant façonner une meilleure image de la FIFA, et je sais comment faire', a dit Sepp Blatter.

'Je ne vais pas le dévoiler maintenant, mais nous le ferons à partir de demain matin. Nous avons une réunion du comité exécutif et ils m'écouteront, ils recevront des informations et des messages, certains seront surpris', a-t-il poursuivi.

Au terme d'un scrutin au bulletin secret à l'occasion du Congrès de la FIFA à Zurich, le Valaisan a recueilli 133 voix contre 73 à son adversaire, soutenu par l'UEFA de Michel Platini, le prince jordanien Ali ben al Hussein. Il manquait ainsi la majorité requise des deux tiers.

Peu après 19h15, le prince a jeté l'éponge, ouvrant la voie royale à Sepp Blatter. 'C'est très sportif de la part de mon adversaire', a commenté samedi matin M. Blatter auprès de la SRF, ajoutant que 'devoir effectuer un 2e tour avec une telle différence de voix aurait été laborieux'.

Soupçons de revanche

A Trinidad et Tobago, l'ancien président de la Concacaf Jack Warner a déclaré que les Américains tentaient 'de faire du tort à la FIFA depuis qu'ils n'ont pas obtenu la Coupe du monde 2022', attribuée au Qatar. 'En fait, c'est personnel', a ajouté lors d'une conférence de presse à Puerto España l'ancien responsable du football accusé de corruption et dont Washington a réclamé l'extradition.

Le ministère américain de la Justice, qui a inculpé 14 responsables et partenaires de la FIFA, dont cet homme politique de Trinidad et Tobago, a annoncé que ce dernier 'a entre autres sollicité et obtenu des pots-de-vin dans le cadre des processus d'attribution des Coupes du monde 1998 et 2010'. Sept responsables soupçonnés de corruption ont été arrêtés mercredi à Zurich, à la demande des Etats-Unis.

M. Warner a été placé en garde à vue durant 24 heures après s'être présenté volontairement mercredi devant les services anti-fraude de la police de Trinidad et Tobago. Il a été libéré après le versement d'une caution d'environ 400'000 dollars. La justice doit statuer, normalement en juillet, sur la demande d'extradition le concernant.

Inculpations en question

Par ailleurs, le scandale de corruption pourrait bien se prolonger. De nouvelles inculpations sont probables, a confié vendredi au New York Times le patron du service des enquêtes du fisc américain.

'Nous croyons vraiment qu'il y a d'autres personnes et d'autres sociétés impliquées dans des actes criminels', a indiqué Richard Weber, responsable de la cellule enquêtes criminelles de l'Internal Revenue Service (IRS). Il a refusé de donner des précisions sur les personnes ciblées par son service.

M. Weber a aussi balayé la thèse selon laquelle la première vague d'inculpations de hauts dirigeants de la FIFA était destinée à empêcher la réélection de Sepp Blatter. 'Je ne pense pas qu'il y ait jamais eu une décision (...) de s'en prendre au football, on s'attaque à la corruption', a-t-il insisté.

/ATS


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus