Solar Impulse à l'abri au Japon en attendant un ciel clément

Solar Impulse 2 est depuis mercredi matin à l'abri sous son hangar à Nagoya, où il a dû faire ...
Solar Impulse à l'abri au Japon en attendant un ciel clément

Solar Impulse à l'abri au Japon en attendant un ciel clément

Photo: Keystone

Solar Impulse 2 est depuis mercredi matin à l'abri sous son hangar à Nagoya, où il a dû faire escale lundi soir en raison de mauvaises conditions météorologiques. La durée d'immobilisation au Japon, où commence la saison annuelle des pluies, est inconnue.

L'avion solaire 'est en sûreté sous son hangar mobile. Nous pouvons désormais effectuer des tâches de maintenance et attendre une nouvelle fenêtre de beau temps pour voler', ont écrit les organisateurs de la mission sur Twitter.

Il a, selon eux, fallu une bonne dizaine d'heures de travail nocturne pour mettre en place le couvert, qui n'est arrivé que mardi soir (heure locale), en même temps que l'équipe logistique, bloquée plusieurs heures à Shanghai en raison d'intempéries.

Solar Impulse 2 est un avion fragile qui ne supporte pas les turbulences en l'air et n'est pas conçu pour rester à la merci du vent, de la chaleur ou de la pluie, même au sol.

Exposé à la pluie

Il a plu dans la nuit de mardi à mercredi à Nagoya. C'est la première fois dans son périple planétaire qu'il s'est trouvé brièvement sous une averse. L'avion est étanche, 'mais il est davantage en sûreté à l'abri', a reconnu l'équipe.

Cet appareil aux ailes couvertes de cellules photovoltaïques avait dû interrompre sa traversée du Pacifique entre Nankin et Hawaï pour faire une escale imprévue à Nagoya lundi à cause d'une détérioration des conditions météorologiques.

Après son arrivée dans cette région centrale du Japon, 'nous avons dû improviser et notre équipe a vécu des moments difficiles', a confié mardi le pilote suisse Bertrand Piccard. 'Une dizaine de personnes ont été obligées de tenir l'appareil de leurs propres mains pour l'empêcher de s'envoler tout seul', a-t-il expliqué.

La vitesse de décollage de l'avion, 'très léger et doté d'une immense surface, est de 45 km/h, donc, au moindre coup de vent, il peut être emporté', selon lui.

Solar Impulse 2 est parti le 9 mars d'Abou Dhabi pour un tour du monde de 35'000 kilomètres, à la fois défi technologique et exploit aéronautique. Il a ensuite fait escale au sultanat d'Oman, en Inde, en Birmanie et en Chine.

/ATS


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