Structure de conseils indépendante pour les victimes au Parlement

Les parlementaires fédéraux victimes de harcèlement sexuel pourront s'adresser dès le 1er janvier ...
Structure de conseils indépendante pour les victimes au Parlement

Structure de conseils indépendante pour les victimes au Parlement

Photo: KEYSTONE/PETER SCHNEIDER

Les parlementaires fédéraux victimes de harcèlement sexuel pourront s'adresser dès le 1er janvier à une structure indépendante spécialisée. Le mandat couvre une prestation de base dont le coût annuel s'élève à 3600 francs.

La décision a été prise par la Délégation administrative de l'Assemblée fédérale (DA) lors d'une séance avec les présidents des groupes parlementaires. La DA 'condamne énergiquement le harcèlement sexuel sous toutes ses formes et appelle à une lutte résolue contre ce phénomène', ont indiqué mercredi les Services du Parlement.

Le mandat a été donné à la structure spécialisée contre le mobbing et le harcèlement (Fachstelle für Mobbing und Belästigung) pour un an. La DA décidera sur la base des expériences recueillies en 2018 s'il y a lieu de le reconduire.

Pas de place pour le harcèlement

Les parlementaires ayant des demandes liées au harcèlement sexuel peuvent aussi s'adresser à leurs présidents de groupe, estime la DA. Ceux-ci ont un rôle important à jouer afin d'assurer une culture dans laquelle le harcèlement n'a pas sa place.

La structure spécialisée choisie pour soutenir les parlementaires propose des conseils en français et en allemand et, sur demande, en italien. L'entretien a lieu dans ses locaux à Berne et Zurich ou par téléphone. Les coûts seront donc pris en charge par le Parlement et l'anonymat sera garanti.

La notice envoyée mercredi par la DA aux parlementaires rappelle également les différences entre flirt et harcèlement. Le premier est réciproque, renforce l'estime de soi, est source de joie, souhaité par les deux personnes et respecte les limites personnelles. Le harcèlement sexuel est tout le contraire, lit-on.

Affaire Buttet

La Délégation administrative de l'Assemblée fédérale est composée des présidents et des deux vice-présidents du Conseil national et du Conseil des Etats.

Sa décision fait suite à l'affaire Yannick Buttet. L'élu démocrate-chrétien valaisan fait l'objet d'une plainte après avoir été interpellé une nuit de novembre par la police valaisanne dans le jardin d'une ex-maîtresse. Les médias se sont faits l'écho 'd'autres actes inappropriés' dont ont fait part plusieurs journalistes et politiciennes actives dans la Berne fédérale.

Yannick Buttet a démissionné de la vice-présidence du PDC et s'est retiré temporairement de ses fonctions de conseiller national pour suivre un traitement médical lui permettant de maîtriser sa consommation d'alcool. Il a également suspendu ses fonctions de président de la commune de Collombey-Muraz (VS).

/ATS
 

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