Un algorithme de l'EPFZ doit aider les requérants à trouver un job

En répartissant mieux les requérants d'asile dans les cantons, le taux de ceux qui travaillent ...
Un algorithme de l'EPFZ doit aider les requérants à trouver un job

Un algorithme de l'EPFZ doit aider les requérants à trouver un job

Photo: KEYSTONE/GAETAN BALLY

En répartissant mieux les requérants d'asile dans les cantons, le taux de ceux qui travaillent pourrait augmenter de 73%. Un algorithme créé par l'EPFZ doit permettre de placer chaque réfugié dans le canton où ses chances de travailler sont les meilleures.

Les requérants d'asile et les personnes admises temporairement ont le droit de travailler, mais seulement dans le canton dans lequel elles ont été placées par la Confédération lors de la procédure d'asile. La répartition ne tient pas compte du marché du travail, ont constaté des sociologues de l'Ecole polyechnique fédérale de Zurich (EPFZ) et de l'Université de Stanford (USA).

Selon leur analyse parue dans la revue Science, si les requérants étaient placés selon des critères favorables à leur intégration sur le marché du travail, 26% d'entre eux auraient un emploi après trois ans de séjour en Suisse, selon un communiqué de la haute école. Actuellement, ce taux atteint 15%.

Les scientifiques ont mis au point un algorithme capable de trouver pour quel canton un réfugié est le mieux adapté en comparant les donnée de la personne concernée (par exemple son âge, sexe, provenance, langue), avec les caractéristiques du marché du travail local (secteur agricole, langue, réseaux éthniques).

Discussions avec le SEM en cours

Dans le canton de Vaud par exemple, il existe un grand réseau de femmes sri lankaises. Ces dernières ont de bonnes chances d'y trouver un emploi.

'La prochaine étape serait de tester l'algorithme dans la pratique, car il se laisserait facilement intégrer dans le processus de répartition', indique Dominik Hangartner, professeur d'analyse politique à l'EPFZ, cité dans un communiqué. Des discussions sont en cours avec le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), a-t-il précisé à l'ats.

/ATS
 

Actualités suivantes