Un ex-avocat est reconnu coupable d'abus de confiance aggravé

Reconnu coupable d'abus de confiance aggravé et d'une escroquerie, un ex-avocat de 60 ans a ...
Un ex-avocat est reconnu coupable d'abus de confiance aggravé

Un ex-avocat est reconnu coupable d'abus de confiance aggravé

Photo: KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

Reconnu coupable d'abus de confiance aggravé et d'une escroquerie, un ex-avocat de 60 ans a été condamné vendredi par le Tribunal correctionnel de Genève à une peine de prison de trois ans, dont deux ans avec sursis et un an ferme.

Le prévenu, alors qu'il exerçait en tant qu'avocat, a détourné à son profit de l'argent que ses clients et un de ses stagiaires lui avaient confié. La faute de l'accusé est grave, a souligné le tribunal. Il a agi en sa qualité d'avocat, motivé par l'appât du gain facile.

Les détournements ont eu lieu sur des années, notamment de 2013 à 2017. Les juges ont estimé que le prévenu n'avait pas de trésor caché. Le dommage s'élève à environ 1,5 million de francs. Le tribunal a cependant considéré que les revenus du prévenu ne lui permettront de rembourser qu'une somme de 375'000 francs.

L'accusé est actuellement conseiller juridique. Le Ministère public, qui avait requis 4 ans de prison, a aussi voulu interdire au prévenu d'exercer ce métier. Il n'a pas été entendu par le tribunal, qui a jugé le risque de récidive passablement réduit, relevant que l'ex-avocat avait fait preuve d'une très bonne prise de conscience.

En semi-liberté

L'accusé ne devra pas purger sa peine derrière les barreaux. Avec un an ferme, il existe la possibilité d'aménager la peine, a expliqué son avocat François Canonica. Il pourra par exemple bénéficier d'un régime de semi-détention. Le prévenu continuera ainsi à travailler afin de réparer les torts qu'il a causés.

Pour Robert Assaël, l'avocat du stagiaire qui avait été trompé par l'accusé, qu'il considérait comme son mentor, 'ce jugement, parfaitement motivé, rappelle l'exigence de rigueur et de rectitude attendue d'un avocat'. Le tribunal a souligné, selon M.Assaël, que les clients doivent pouvoir avoir une confiance totale en leur conseil.

Le prévenu avait déjà eu affaire avec la justice. En 2015, il avait été reconnu coupable pour son rôle relativement secondaire dans une histoire de diamants volés lors d'un braquage à Bruxelles, dont une partie avait été caché dans une cave à Genève. Il avait été condamné pour cette implication à une peine pécuniaire avec sursis.

/ATS
 

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