Une commission tient aux drones israéliens, malgré les critiques

L'achat de drones israéliens est nécessaire pour répondre aux exigences actuelles de l'armée ...
Une commission tient aux drones israéliens, malgré les critiques

Une commission tient aux drones israéliens, malgré les critiques

Photo: Keystone

L'achat de drones israéliens est nécessaire pour répondre aux exigences actuelles de l'armée. Par 16 voix contre 7, la commission de la sécurité du National a accepté le programme d'armement 2015, devisé à 542 millions de francs. Le Parlement se prononce cet été.

Il n'y a pas de meilleure technologie à disposition, a expliqué mardi à Berne le président de la commission Thomas Hurter (UDC/SH) devant les médias. La Suisse avait le choix entre les Etats-Unis, où il n'y en a plus de disponibles, et Israël.

Le Conseil fédéral propose d'acheter six drones d’exploration, non armés, du type Hermes 900, à la firme israélienne Elbit, devisé à 250 millions. Selon le ministre de la défense Ueli Maurer, cette acquisition répond aux critères définis pour l'armée et ne pose pas de problème.

Place d'armes bloquée

Un avis partagé par la commission qui a également accepté, par 16 voix contre 7, ce volet-là du programme. Plusieurs voix, notamment à gauche, se sont pourtant élevées contre cet achat.

Elles accusent l'Etat hébreu d'avoir violé les droits de l'homme et d'avoir testé le matériel en Cisjordanie, à Gaza ou au Liban. Pour manifester leur mécontentement, des militants de différentes organisations ont bloqué l'accès à la Place d'armes de Thoune (BE) mardi matin.

Le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) a expliqué que les activistes ont voulu empêcher les membres des commissions des deux Chambres fédérales d'accéder à la place d'armes. Ueli Maurer leur présentait le matériel que la Suisse compte acquérir.

'Les violations des droits de l'homme doivent être condamnées, mais une interdiction d'acquisition de drones israéliens n'est pas une solution', a réagi Thomas Hurter. Cet achat ne signifie pas que la Suisse soutient la politique d'Israël, a-t-il ajouté.

Pointe de l'iceberg

Ces drones, accompagnés de composants au sol et d'un simulateur, doivent remplacer le système en service depuis une vingtaine d'années et ne disposant que du niveau technologique des années 1980. 'Des lacunes qu'il faut combler', a expliqué Thomas Hurter.

Le gouvernement souhaite en outre se procurer des simulateurs de tir de nouvelle génération pour le fusil d'assaut 90, (21 millions de francs) et un véhicule léger tout-terrain destiné aux systèmes techniques (271 millions de francs). Deux projets d'acquisition du Programme d'armement 2015 qui ne sont pas contestés.

Avec ses 542 millions de francs, la facture globale est modeste par rapport au programme de 2014 (771 millions) et de 2013 (740 millions). Mais ce n'est que la pointe de l'iceberg: le Conseil fédéral prévoit un programme supplémentaire qui devrait coûter 1,1 milliard de francs.

D'ici 2020, le Département fédéral de la défense (DDPS) prévoit d'investir 6 milliards dans l'achat de matériel militaire. Une somme nécessaire, selon lui, pour garantir à l'armée un équipement 'moderne et complet'.

/ATS


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