Une place provisoire pour les Yéniches sur les hauts de Lausanne

Le canton de Vaud met à disposition dès jeudi une place de stationnement provisoire au Chalet-à-Gobet ...
Une place provisoire pour les Yéniches sur les hauts de Lausanne

Une place provisoire pour les Yéniches sur les hauts de Lausanne

Photo: Keystone

Le canton de Vaud met à disposition dès jeudi une place de stationnement provisoire au Chalet-à-Gobet pour les Yéniches qui doivent quitter le terrain qu'ils occupent à Yverdon-les-Bains. Les gens du voyage suisses s'y rendront mais ils déplorent l'emplacement choisi.

'Nous remercions le canton de mettre un endroit à disposition. Mais la place proposée est malheureusement trop petite, dangereuse et invivable. Il y a 25'000 véhicules qui y passent pas jour', a expliqué mercredi à l'ats Albert Barras, porte-parole pour la région romande chez les Yéniches.

Comme promis, les Yéniches quitteront jeudi le terrain des Rives-du-Lac qu'ils occupent sans autorisation depuis vendredi. 'Nous avons donné notre parole. Nous allons partir', a confirmé M. Barras.

Le groupe est composé de seize caravanes abritant une quarantaine de personnes. Une petite partie des caravanes rejoindra le Chalet-à-Gobet, sur les hauts de Lausanne, où un terrain de 2000 m2 longeant la route cantonale Lausanne-Berne a été aménagé en urgence. Une barrière a été posée le long de la route, des toilettes sèches et un point d'eau installés.

Travaux prévus

Cette solution provisoire est mise à leur disposition jusqu'au 15 septembre. Des travaux devraient ensuite débuter pour en faire une place d'accueil définitive, à l'aide des 360'000 francs récemment débloqués par le canton. 'C'est une aberration. Il ne faut surtout pas investir autant d'argent sur cet endroit', selon M. Barras.

Le préfet Etienne Roy, médiateur cantonal pour les gens du voyage, temporise: 'Nous allons les laisser s'installer et voir comment cela se passe cet été', a-t-il expliqué. Des discussions auront lieu pour déterminer s'il faut aménager l'endroit de manière définitive.

Le préfet rappelle 'qu'il y a six mois, la place leur convenait. Ils étaient allés la voir'. Et qu'il s'agit d''une des seules solutions' qu'il peut proposer.

/ATS


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