Vaud: Manon Schick à la tête d'une nouvelle direction de l'enfance

Le Conseil d'Etat vaudois a nommé l'ex-directrice d'Amnesty International Suisse Manon Schick ...
Vaud: Manon Schick à la tête d'une nouvelle direction de l'enfance

Vaud: Manon Schick à la tête d'une nouvelle direction de l'enfance

Photo: KEYSTONE/PETER SCHNEIDER

Le Conseil d'Etat vaudois a nommé l'ex-directrice d'Amnesty International Suisse Manon Schick à la tête de la nouvelle Direction générale de l’enfance et de la jeunesse (DGEJ). La spécialiste des droits humains de 45 ans entrera en fonction au 1er septembre.

A cette date, le SPJ se transforme en Direction générale de l'enfance et de la jeunesse (DGEJ). Ce changement permet de concrétiser la mise en œuvre des droits de l'enfant au sens de la Convention de l'ONU des droits de l'enfant dans le canton, a rappelé le Conseil d'Etat mercredi dans un communiqué.

Pour mener à bien cette mission, le Conseil d'Etat a désigné Manon Schick au poste de directrice générale, sur proposition unanime du comité de recrutement. Elle pourra compter, au sein de la direction, sur l'appui de l'actuel chef du Service de la protection de l'enfance et de la jeunesse (SPJ), Frédéric Vuissoz, qui a largement contribué aux réformes en cours.

Manon Schick a débuté sa carrière en tant que journaliste en 1993 pour le magazine L’Illustré et a entamé ensuite des études de Lettres à l’Université de Lausanne. En 2004, elle est entrée à la section Suisse d’Amnesty International en tant que porte-parole. Nommée en 2011 directrice générale, elle a occupé ce poste jusqu’à fin juin 2020.

Renforcer la protection de l'enfant

Le SPJ évolue vers une nouvelle gouvernance depuis un audit de la Cour des Comptes en mars 2016. Le rapport de l'ancien juge fédéral Claude Rouiller de septembre 2018, pointant du doigt les graves erreurs du service à la suite d'une affaire d'un père abuseur dans le canton, avait encore accéléré cette mue.

La réorganisation vise à renforcer la protection de l'enfant, garantir le respect systématique de son intérêt supérieur, mais aussi favoriser son droit à participer et à être entendu dans les décisions qui le concernent. La DGEJ aura un rôle de pivot dans le dialogue avec les autres directions générales du département, mais aussi avec les acteurs de la protection de l’enfant que sont les juges, les avocats et les médecins, précise le communiqué.

/ATS
 

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