Vingt ans de prison pour l'assassinat de sa femme

Le Tribunal criminel de Lucerne a condamné jeudi un homme à 20 ans de prison ferme pour l'assassinat ...
Vingt ans de prison pour l'assassinat de sa femme

Vingt ans de prison pour l'assassinat de sa femme

Photo: KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

Le Tribunal criminel de Lucerne a condamné jeudi un homme à 20 ans de prison ferme pour l'assassinat de sa femme devant un restaurant à Littau (LU) en novembre 2016. Le Portugais de 60 ans écope en outre d'un renvoi de Suisse d'une durée de quinze ans.

La cour a en grande partie suivi le Ministère public. L'accusation réclamait une peine privative de liberté à vie ainsi qu'une exclusion de quinze ans. La défense demandait une peine d'emprisonnement de dix ans et un renvoi de huit ans pour meurtre.

Le prévenu n'avait pas planifié l'homicide, a plaidé son avocat. En outre, il est malade et son état risque de se détériorer en détention, a-t-il ajouté.

Acte prémédité

Mais les juges n'ont eu aucun doute sur le fait que l'acte était prémédité. L'homme s'est montré particulièrement brutal, en poignardant quinze fois la victime. Il l'a poursuivie lorsqu'elle a tenté de s'échapper et a continué à lui asséner des coups de couteau alors qu'elle gisait sans défense au sol. De plus, il n'avait pas emporté un couteau avec lui par hasard.

Le sexagénaire a prétendu ne plus se rappeler de l'assassinat en raison de la prise de médicaments. Mais une expertise n'a pas confirmé cette affirmation. Le Portugais prenait des médicaments depuis des années et avait développé une tolérance. Aucune augmentation inhabituelle du dosage n'a par ailleurs été constatée.

Motifs futiles

Le tribunal estime que le mari a tué pour des motifs futiles: un mélange de désir de vengeance, d'orgueil blessé et de jalousie, provoqué par le fait que sa femme ne se subordonnait plus à lui et avait osé le quitter. L'agresseur n'a fait montre d'aucun remord, blâmant les autres et se considérant lui-même comme une victime.

Le condamné doit verser 50'000 francs à chacun des deux enfants qu'il a eus avec la femme qu'il a assassinée, à titre de réparation morale, en plus d'indemnités. La cour se dit consciente que cet argent ne compensera pas leurs souffrances. Le jugement n'est pas encore entré en force.

/ATS