Schmolz+Bickenbach suspendu de cotation et retenu pour Ascometal

La Bourse suisse a suspendu Schmolz+Bickenbach (S+B) de cotation lundi. Elle répondait à une ...
Schmolz+Bickenbach suspendu de cotation et retenu pour Ascometal

La Bourse suisse a suspendu Schmolz+Bickenbach (S+B) de cotation lundi. Elle répondait à une demande du groupe sidérurgique germano-lucernois. L'offre de ce dernier pour la reprise du fabricant français d’aciers spéciaux Ascometal a été retenue.

Les actions de l'entreprise sise à Emmenbrücke (LU) ne peuvent ainsi plus être échangées pour l'instant. Dans un communiqué, SIX Swiss Exchange n'a pas précisé les raisons de cette suspension.

Peu après, l'agence Reuters indiquait avoir appris auprès du greffe que le tribunal de Strasbourg avait retenu l'offre de Schmolz+Bickenbach pour reprendre Ascometal, placé en redressement judiciaire et qui emploie 1300 salariés sur cinq sites en France. La reprise sera effective à compter du 1er février.

La chambre commerciale a préféré l’offre de l’entreprise germano-lucernoise, qui possède des usines en France et en Allemagne et figure parmi les principaux producteurs mondiaux d’aciers spéciaux, à celle de l’anglo-indien Liberty House, un groupe diversifié qui multiplie les acquisitions dans divers domaines de l'industrie des métaux.

Les deux candidats avaient présenté des offres globales qui devaient préserver l’essentiel des emplois d’Asco Industries, Ascometal étant le nom de la holding.

Accompagnement pendant deux ans

le groupe S+B proposait d'investir 195 millions d’euros (224,6 millions de francs) dans l’entreprise. Le sidérurgiste germano-lucernois avait relevé son offre le 18 janvier, lui qui proposait au départ 135 millions. Liberty en annonçait 300, mais sollicitait des financements publics.

L'entreprise britannique souhaitait notamment de reprendre l'aciérie Ascoval, une coentreprise entre Ascometal et Vallourec, qui emploie 300 personnes à Saint-Saulve, dans le département du Nord, en contrepartie d’une aide de la région Hauts-de-France et d'un prêt de Vallourec.

Schmolz+Bickenbach s’engageait seulement à accompagner l'aciérie pendant deux ans en lui fournissant de l’activité.

Offre jugée plus crédible

L'offre de Liberty avait la préférence de la direction d’Ascoval et des administrateurs judiciaires. Celle de Schmolz+Bickenbach avait cependant été jugée financièrement plus crédible par le procureur. Les syndicats étaient de leurs côtés partagés.

Ascometal, une entreprise issue du groupe Usinor-Sacilor, dont le siège est à Hagondange, en Moselle, avait déposé son bilan en novembre.

Ascometal avait déjà été placée en redressement judiciaire en mars 2014, avant d'être reprise en mai 2014 par Franck Supplisson, un ancien directeur de cabinet d’Eric Besson quand celui-ci était ministre français de l'Industrie. M. Supplisson était associé à des investisseurs français et européens, sous la houlette du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg.

/ATS
 

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