Les femmes ont travaillé gratuitement jusqu'à samedi en Suisse

A travail égal, les femmes continuent de gagner moins que les hommes en Suisse. C'est comme ...
Les femmes ont travaillé gratuitement jusqu'à samedi en Suisse

A travail égal, les femmes continuent de gagner moins que les hommes en Suisse

Le 14 juin 2019 dernier, plus de 10'000 personnes ont marché dans les rues à l'occasion de la grève des femmes. (Photo : Jonathan Vallat) Le 14 juin 2019, plus de 10'000 personnes ont marché dans les rues à l'occasion de la grève des femmes. Elles revendiquaient notamment l'égalité salariale. (Photo : Jonathan Vallat)

A travail égal, les femmes continuent de gagner moins que les hommes en Suisse. C'est comme si elles avaient travaillé gratuitement jusqu'au samedi 20 février, tandis que les hommes sont payés depuis le 1er janvier. La part discriminatoire des inégalités salariales - c'est-à-dire la part pour laquelle il n'y a pas de raisons - est de 14,4%, rappelle Business & Professional Women Suisse (BPW Suisse). L'organisation se base sur les salaires médians dans le secteur privé. Il n'y a aucune raison pour laquelle une femme devrait gagner moins qu'un homme pour le même travail et la même performance, souligne l'organisation. L’entrée en vigueur de la loi sur l’égalité révisée le 1er juillet 2020 devrait permettre d'avancer dans ce dossier, car elle oblige les entreprises de 100 employés et plus à analyser les salaires versés sous l’angle de l’égalité.

A un rythme d'escargot

Les syndicats proposent la plateforme www.respect8-3.ch. Elle permet de voir les entreprises qui ont déjà rempli leur obligation légale comme celles qui le font volontairement. Cinquante ans après le droit de vote pour les femmes en Suisse, les choses continuent à progresser à un rythme d'escargot. Même si en douze ans d’existence, ce jour de l'Equal Pay Day, lancé par BPW Suisse, a reculé du 15 mars au 20 février, remarque Travail.Suisse. Mais Travail.Suisse reste inquiet en observant l’évolution de la part discriminatoire des différences salariales, soit cette part qui ne s’explique pas par des critères objectifs. Celle-ci avait augmenté selon les chiffres de 2016, passant de 39 à 43%./ATS

 

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