Courte majorité pour l'extension des autoroutes

Si les votations avaient eu lieu début octobre, l'extension des autoroutes aurait été approuvée ...
Courte majorité pour l'extension des autoroutes

Courte majorité pour l'extension des autoroutes

Photo: KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS

Si les votations avaient eu lieu début octobre, l'extension des autoroutes aurait été approuvée à 51%. Le financement uniforme des prestations de santé et la sous-location auraient aussi passé. Sur le 2e objet du droit du bail, la situation reste ouverte.

Sept semaines avant la votation, le stade de formation de l’opinion est plus avancé pour le projet d'extension des autoroutes et la résiliation du bail pour besoins propres que pour les deux autres objets soumis au peuple le 24 novembre, précise vendredi l'institut de sondage gfs.bern, qui a réalisé l'étude pour la SSR.

Autoroutes: Romands moins favorables

L'aménagement des autoroutes est approuvé par une majorité ténue de 51% des sondés, 45% étant plutôt ou clairement contre, et 4% indécis.

Les sympathisants des partis bourgeois y sont nettement favorables. Le soutien le plus élevé se trouve parmi les partisans du PLR, suivis par ceux de l'UDC et du Centre. Les électeurs des Vert-e-s, du PS et des Vert'libéraux s'opposent au projet.

Les hommes disposant d'un revenu élevé, d'un niveau d'éducation moyen ou bas et issus de régions rurales approuvent majoritairement le projet, détaille gfs.bern. L'approbation est plus élevée en Suisse alémanique et italienne qu'en Suisse romande, où l'extension des autoroutes est rejetée par 48% des sondés.

Une majorité considère que l'extension des autoroutes est nécessaire pour désengorger les centres et les zones d'habitation. Pour les opposants, l'extension détruit des surfaces non construites et des zones agricoles, et nuit au climat.

61% pour l'EFAS

61% des personnes interrogées sont pour ou plutôt pour le financement uniforme des prestations de santé (EFAS), 26% contre ou plutôt contre, 13% étant indécises. Il s'agit du taux d'approbation le plus clair parmi les quatre votations.

L'approbation la plus nette provient des partisans de l'UDC, du Centre, du PLR et des Vert'libéraux.

Baisse de confiance envers les autorités

Comme il en va typiquement des projets complexes, la volonté d’approbation dépend de la confiance éprouvée envers le gouvernement, relève gfs.bern.

Or l'on constate au fil de la législature actuelle une tendance à la baisse dans ce domaine. Chez les personnes désireuses de participer, celles qui font confiance au gouvernement (45%) et celles qui ne lui font pas confiance (45%) sont actuellement en équilibre sur la balance.

L'incertitude face aux solutions proposées est plus grande en Suisse romande, où le projet ne parvient pas à convaincre une majorité. Les femmes penchent majoritairement pour le oui, à 56%.

Une majorité croit à une moindre contrainte pesant sur la santé personnelle s’il y a plus de traitements ambulatoires que stationnaires. En outre, les revenus bas et moyens en profiteraient. Les partisans du non craignent que les caisses maladie puissent prendre le contrôle du système de santé.

Sous-location: gauche opposée

L'objet sur la sous-location dans le droit du bail convainc 59% des sondés, 33% le refusant et 8% étant indécis.

Les partisans de l'UDC, du PLR et du centre sont clairement en faveur du projet, les Vert-e-s et le PS y sont majoritairement opposés. Le rejet est plus important chez les participants de moins de 40 ans, aux revenus plus faibles et dans les régions urbaines. Plus le niveau de formation scolaire est bas, plus le soutien est élevé.

Le oui est le plus fortement porté par l’affirmation selon laquelle l'amendement prévu empêche les sous-locations abusives, par exemple via des plateformes en ligne. Mais le deuxième argument le plus puissant est celui selon lequel il est déjà interdit aujourd’hui de sous-louer sans le consentement du loueur, et que par conséquent ce règlement est inutile.

Résiliation pour besoins propres: incertitude

La résiliation du bail pour besoin propre est approuvée par 49% des sondés, alors que 46% la refusent. Compte tenu de la marge d'erreur, c'est "une situation d'impasse", relève gfs.bern.

Le projet est majoritairement soutenu par les personnes de 40 à 64 ans disposant d'un revenu élevé, d'un niveau d'éducation moyen et vivant dans des régions rurales. Ceux qui le soutiennent sont aussi plus souvent des sympathisants de droite, des hommes et des personnes originaires de Suisse italienne ou alémanique.

Pour les deux projets, les perspectives des locataires s'opposent à celles des propriétaires.

Le sondage a été réalisé entre le 30 septembre et le 14 octobre auprès de 11'183 titulaires du droit de vote. La marge d'erreur est de +/-2,8 point de pourcentage.

/ATS

 

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