Les jets privés sont de gros contributeurs aux émissions de CO2

Les jets privés génèrent des émissions de CO2 relativement importantes, selon une analyse de ...
Les jets privés sont de gros contributeurs aux émissions de CO2

Selon une analyse d’Oxfam, les jets privés auraient émis 16 millions de tonnes de CO₂ dans le monde l’année dernière, une quantité considérable pour un petit groupe d’utilisateurs fortunés, estime l’organisation. (Photo d’archives).

Photo: KEYSTONE/PETER KLAUNZER Photo: KEYSTONE/PETER KLAUNZER

Les jets privés génèrent des émissions de CO2 relativement importantes, selon une analyse de l'organisation Oxfam. L'année dernière, ils ont ainsi émis au total 16 millions de tonnes de dioxyde de carbone à l'échelle mondiale.

Les jets privés émettent en deux secondes plus de CO2 qu'une personne parmi les 50% les plus pauvres de la population mondiale en une année entière, a indiqué Oxfam mardi.

Selon l'organisation environnementale, seules environ 250'000 personnes utilisent des jets privés, soit à peine 0,0003% de la population mondiale. "Les ultra-riches précipitent le monde vers l'effondrement climatique", affirme Oxfam qui réclame dès lors une imposition des grandes fortunes.

Et Oxfam de prendre l'exemple de l’Allemagne: selon ses chiffres, plus de 55'000 jets privés ont décollé des aéroports allemands l’an dernier, émettant au total plus de 182'000 tonnes de CO2. Ainsi ces avions ont émis en une demi-heure plus de dioxyde de carbone qu’un Allemand moyen en une année entière.

La Suisse au-dessus de la moyenne

Quant à la Suisse, elle contribue bien au-delà de la moyenne à la crise climatique. Le nombre de décollages de jets privés y est, par exemple, 5,5 fois plus élevé qu'en Allemagne, a fait savoir l'association Solidar Suisse dans un communiqué publié en marge du rapport d'Oxfam.

De plus, par le biais de sa place financière et du commerce international des matières premières, la Suisse est étroitement liée à des modèles économiques qui alimentent la crise climatique. "Les institutions financières suisses détiennent ou gèrent des titres d’entreprises du secteur du charbon, du pétrole et du gaz pour un montant d’environ 126,9 milliards de dollars", écrit Solidar Suisse.

L'association demande au Conseil fédéral de taxer davantage les émissions très élevées de CO2 et les activités de luxe particulièrement néfastes pour le climat. Les entreprises et les acteurs financiers devraient être tenus de déclarer leurs émissions et leurs investissements dans les énergies fossiles, et être obligés de les réduire.

/ATS


 

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