Aucun canton romand parmi le top 5 des plus compétitifs

Aucun canton romand ne figure dans le top 5 du classement des cantons les plus compétitifs ...
Aucun canton romand parmi le top 5 des plus compétitifs

Aucun canton romand parmi le top 5 des plus compétitifs

Photo: KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

Aucun canton romand ne figure dans le top 5 du classement des cantons les plus compétitifs de Suisse. Perdant deux places par rapport à 2019, Vaud n'arrive qu'en sixième position, dépassé par Schwyz, selon l'indicateur de compétitivité publié par UBS.

Le podium des cantons les plus compétitifs de Suisse est resté inchangé en 2021: Zoug, Bâle-Ville et Zurich occupant dans l'ordre les trois premières places, à bonne distance des suivants. L'Argovie a avancé d'un rang et Schwyz de deux pour se hisser respectivement en quatrième et cinquième position.

UBS évalue la compétitivité en fonction de plusieurs indicateurs agrégés autour de huit dimensions, parmi lesquels la structure économique.

Ici est évalué le degré de dépendance d'un canton par rapport à ses différents secteurs et partenaires commerciaux, y compris sur le volet du commerce extérieur. Le postulat est qu'un canton à l'économie diversifié sera plus résilient qu'un autre.

Les cantons de Zurich (1er), les deux Bâle (2e & 3e) et l'Argovie (4e) sont dans cette dimension beaucoup mieux classés que Zoug (14e).

La deuxième dimension concerne l'innovation, qui est stimulée dans les endroits où plusieurs entreprises dépendantes les unes des autres se concentrent, selon UBS. Les cantons de Zoug (1er), Bâle-Ville (2e) et Neuchâtel (3e) se hissent dans cette catégorie sur le podium.

Deux autres dimensions sur le volet humain complètent encore l'indicateur, avec le capital humain, soit la qualification de la main d'oeuvre, et le marché du travail.

Niveau de formation

Les différences de niveau de formation sont importantes entre les cantons: Zoug et Bâle-Ville (1er ex aequo), Zurich (2e), Genève (3e) et dans une moindre mesure Vaud (4e) et Berne (5e) obtiennent ainsi un score bien meilleur que les autres. Concernant le marché du travail, la grande majorité des cantons obtient une bonne évaluation, les mauvais élèves étant le Tessin, le Jura et Neuchâtel.

Viennent ensuite l'accessibilité du canton et le bassin de réception, soit le nombre de personnes pouvant accéder à une zone en un temps donné. Plus celui-ci est grand, plus les accès à la main d'oeuvre, aux fournisseurs et aux débouchés sont importants. Les deux demi-cantons bâlois, Genève et Zurich occupent ici la tête du classement.

Enfin deux autres piliers de compétitivité concernent l'environnement de coûts et les finances publiques. Pour le premier sont pris en compte les taux d'imposition, le niveau des loyers ou encore les prix de l'énergie. Les cantons de Berne (26e), Zurich (25e), Genève (24e), Argovie (23e), et Vaud (22e) se retrouvent en queue de peloton pour cette catégorie. Pour le second, le niveau d'endettement et les investissements nets sont déterminants.

A la question de savoir si la réforme de la fiscalité internationale, qui prévoit un taux minimum de 15% pour les entreprises, aura une influence sur la compétitivité des cantons suisses, les incertitudes sont encore nombreuses. Des mesures pourront néanmoins être prises pour rester intéressants, par exemple en soutenant l'innovation, a indiqué Katharina Hofer, économiste chez UBS.

/ATS
 

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