Cinq choses à savoir sur Arm, champion des microprocesseurs

Le champion britannique des microprocesseurs Arm, filiale du japonais SoftBank, a officiellement ...
Cinq choses à savoir sur Arm, champion des microprocesseurs

Cinq choses à savoir sur Arm, champion des microprocesseurs

Photo: KEYSTONE/AP/SHUJI KAJIYAMA

Le champion britannique des microprocesseurs Arm, filiale du japonais SoftBank, a officiellement lancé son processus d'introduction en Bourse à Wall Street. Voici cinq choses à savoir sur cette entreprise récemment valorisée plus de 64 milliards de dollars.

Presque tous les smartphones

Arm est une référence mondiale dans l'architecture des semi-conducteurs fabriqués ensuite sous licence pour la quasi totalité du marché mondial des smartphones.

Ses modèles de processeurs ont ainsi intégré la fabrication de plus de 99% des smartphones dans le monde en 2022.

Fondé en 1990, Arm voit sa technologie contenue aussi dans la majorité des tablettes et des écrans TV numériques, et dans une part significative des puces avec processeurs intégrés.

Environ 70% de la population mondiale utilise des produits basés sur sa technologie, selon les estimations de l'entreprise.

Plus de 30 milliards de puces basées sur la technologie d'Arm ont été expédiées au cours de l'exercice annuel achevé le 31 mars dernier, une augmentation d'environ 70% depuis 2016.

Arm reçoit une redevance unitaire sur la quasi-totalité des puces conçues et fabriquées avec sa technologie.

Un fleuron britannique

Arm, dont le siège se situe à Cambridge, coeur des sciences de pointe britannique avec notamment le géant pharmaceutique Astrazeneca et un centre universitaire parmi les plus réputés au monde, est considéré comme un fleuron de l'industrie britannique.

L'annonce en mars d'une introduction en Bourse outre-Atlantique de cette entreprise considérée comme stratégique a été un coup dur pour le gouvernement britannique et le Premier ministre Rishi Sunak, qui s'efforçaient depuis des mois d'obtenir la cotation à domicile de leur joyau technologique, alors que la City cherche à maintenir son rang après le Brexit face à la concurrence de ses rivales européennes.

Méga-cession ratée

Un projet de méga-cession d'Arm à l'américain Nvidia, annoncé en 2020, avait été mis en échec début 2022 par des 'obstacles réglementaires significatifs', alors que diverses autorités réglementaires s'inquiétaient de la position centrale que cette acquisition pouvait offrir à Nvidia dans ce secteur jugé stratégique.

Cette opération donnait notamment des sueurs froides au gouvernement britannique, qui avait relevé le 'rôle vital d'Arm dans le secteur de la technologie' et l'économie au Royaume-Uni et avait évoqué la possibilité de 'prendre les mesures appropriées'.

Le manque à gagner pour SoftBank Group était énorme : le prix de vente d'Arm était de 40 milliards de dollars au départ, et sa valeur avait considérablement augmenté car une partie devait être payée en actions Nvidia, spécialiste des cartes graphiques, dont le titre s'était envolé en Bourse.

Dépendance à la Chine

Près du quart du chiffre d'affaires de l'entreprise est généré par un seul client, Arm China, une entité qui en dépit de son nom n'est contrôlée ni par le fabricant britannique de microprocesseurs, ni par sa maison mère SoftBank, qui n'y possèdent qu'une participation indirecte et minoritaire.

'Nous dépendons de notre relation commerciale avec Arm China pour accéder au marché' chinois. Et 'si cette relation commerciale n'existait plus ou se détériorait, notre capacité à être compétitif sur (ce) marché pourrait en être affectée de manière significative et défavorable', prévient Arm dans les documents déposés en vue de son introduction en Bourse.

L'entreprise est aussi particulièrement sensible aux tensions internationales qui se sont accrues ces dernières années autour de ce secteur stratégique, entre la Chine et les Etats-Unis notamment.

Intelligence artificielle

Arm compte jouer un rôle stratégique sur l'intelligence artificielle (IA) générative, qui suscite actuellement un engouement mondial.

Selon le fabricant, ses microprocesseurs permettent déjà à tous les smartphones modernes d'être compatibles avec l'intelligence artificielle et le machine learning (apprentissage automatisé).

Mais les futures générations de ses puces devront encore accélérer les éléments clé des algorithmes qui seront utilisés dans les futures applications, en particulier l'intelligence artificielle, sous peine de se retrouver dépassées, prévient l'entreprise, qui dit travailler sur cette question avec Alphabet (maison mère de Google), Cruise (General Motors), Mercedes-Benz, Meta (maison mère de Facebook) et Nvidia.

/ATS
 

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