Concession de la SSR prolongée mais d'abord une évaluation générale

La concession de la SSR, qui expire fin 2024, sera prolongée. Le Conseil fédéral a pris mercredi ...
Concession de la SSR prolongée mais d'abord une évaluation générale

Concession de la SSR prolongée mais d'abord une évaluation générale

Photo: KEYSTONE/GAETAN BALLY

La concession de la SSR, qui expire fin 2024, sera prolongée. Le Conseil fédéral a pris mercredi cette décision de principe, mais il fixera ultérieurement la durée de cette prolongation. Il souhaite d'abord une évaluation générale, dans un délai d'un an, de la SSR.

Le gouvernement reconnaît l'importance d'un ancrage régional de la SSR. Mais les travaux concernant la nouvelle concession, lancés l'automne dernier au sein du Département de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC), dirigé par le nouveau ministre UDC Albert Rösti, sont suspendus.

En septembre dernier, le gouvernement avait indiqué qu'avec la nouvelle concession, le groupe devrait poursuivre sa mission au service de la démocratie et de la cohésion du pays.

Avec la suspension, le Conseil fédéral entend 'garder plusieurs options ouvertes pour la suite'. La vue d'ensemble doit tenir compte notamment de l'initiative populaire '200 francs ça suffit! (initiative SSR)', actuellement en cours de récolte de signatures.

Redevance baissée de 335 à 200 francs

Cette initiative, lancée en mars 2022 par l'UDC, l'Union suisse des arts et métiers (usam) et les Jeunes PLR, vise à abaisser la redevance radio et télévision à 200 francs par an, contre 335 francs actuellement. En mars 2018, le peuple s'était pourtant positionné en faveur d'un service public fort, rejetant à plus de 70% l'initiative 'No Billag'.

Le comité bourgeois et interpartis estime que le mandat de la SSR doit être rediscuté. Il met aussi en avant le rejet du paquet d'aide aux médias en février 2022.

La SSR entend combattre le texte, qui diviserait le budget de l'entreprise par deux s'il était accepté, selon son directeur Gilles Marchand. Pour tourner, le groupe se verrait donc obligé de sacrifier l'un de ses deux sites romands situés à Genève et Lausanne. Et les programmes, notamment sportifs, musicaux et de fiction, seraient fortement limités.

/ATS
 

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