De retour du Brésil, un Suisse meurt de la fièvre jaune

Un Suisse est mort de la fièvre jaune après un séjour au Brésil. Informé du cas au début du ...
De retour du Brésil, un Suisse meurt de la fièvre jaune

Un Suisse est mort de la fièvre jaune après un séjour au Brésil. Informé du cas au début du mois, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) appelle toute personne qui se rend dans ce pays à se vacciner.

La victime suisse est décédée à l'hôpital où elle avait été admise à son retour du Brésil. A l'image des centaines d'autres morts ces derniers mois dans la population brésilienne ou parmi les voyageurs, elle n'était pas vaccinée.

La vaccination est pourtant le seul moyen de se protéger contre cette maladie qui connaît des complications pouvant conduire à la mort dans 15% des cas, selon l'OFSP. Elle est expressément recommandée pour la plupart des régions du Brésil, en plus d'une protection optimale contre les moustiques la journée.

Quant aux voyageurs qui n'auraient pas pris la peine de se faire vacciner, l'OFSP leur recommande de se soumettre à des analyses à leur retour en Suisse s'ils présentent de la fièvre. Cela permettra de déceler ou d'infirmer la présence du virus.

Ce dernier, le Flavivirus, est transmis par piqûre de moustiques infectés, du genre Aedes en Afrique, ou Haemogogus et Sabethes en Amérique du Sud. La fièvre jaune, une maladie virale hémorragique aiguë, est endémique dans les régions tropicales d’Afrique, d'Amérique centrale et d’Amérique du Sud.

Des complications une fois sur six

Après trois à six jours d'incubation, elle provoque une fièvre élevée, des frissons, des douleurs musculaires, des maux de tête, des nausées et autres vomissements. Son évolution est généralement favorable après trois à quatre jours.

Mais dans 15% des cas, on observe soudain une aggravation de l'état de santé, avec résurgence de la fièvre, des douleurs abdominales, et enfin le développement d'une jaunisse et des saignements des yeux, de la bouche, du nez ou du système digestif pouvant entraîner la mort en quelques jours, voire quelques semaines.

La pire épidémie

Entre juillet 2017 et fin février 2018, 723 cas humains confirmés de fièvre jaune ont été déclarés au Brésil, dont 237 décès, note l'OFSP dans son communiqué. En moins de deux mois cette année, les autorités brésiliennes ont recensé 40 décès. Selon le ministère de la santé brésilien, il s'agit de la pire poussée de fièvre jaune en 14 ans. Cette maladie avait tué 17 personnes en 2009, 27 en 2008, 23 en 2003 et seulement cinq en 2015.

Les touristes ne sont pas à l'abri. Le nombre de cas confirmés de fièvre jaune chez les voyageurs a augmenté ces dernières semaines, relève l'OFSP. Il s'agit, outre celui du Suisse, de trois cas provenant du Chili et autant d’Argentine, un cas de Roumanie.

/ATS
 

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