La Suisse a fait des progrès en cyberadministration

La Suisse s'est améliorée en matière de cyberadministration, selon le 14e rapport de la Commission ...
La Suisse a fait des progrès en cyberadministration

La Suisse a fait des progrès en cyberadministration

Photo: Keystone/ENNIO LEANZA

La Suisse s'est améliorée en matière de cyberadministration, selon le 14e rapport de la Commission européenne publié lundi. Si elle a fait des progrès dans presque tous les domaines examinés, elle est en retard dans les modules de base, tels que l'identité numérique.

C'est pour la convivialité de leurs sites Internet que les autorités suisses obtiennent le meilleur résultat (93%), supérieur à la moyenne européenne, indique lundi l'Unité de pilotage informatique de la Confédération (UPIC) dans un communiqué.

Pour l'orientation vers les utilisateurs, la Suisse obtient un résultat dans la moyenne européenne. Quant à la transparence, les administrations helvétiques ont amélioré celle relative à leurs responsabilités et prestations. Elles doivent toutefois encore faire des efforts en matière de transparence des transactions en ligne et de l'utilisation des données personnelles.

Identité électronique

La Suisse accuse en revanche un retard dans le domaine des modules de base comme l'identité électronique ou les sources authentiques, c'est-à-dire les registres centraux de données, reconnaît l'UPIC.

Une identité électronique reconnue par l'Etat (e-ID) est en cours d'élaboration. Pour ce faire, le Conseil fédéral privilégie un système mi-public, mi-privé. La Confédération sera chargée de confirmer l'identité de la personne. Le secteur privé aura la responsabilité de développer et produire les éléments de support, comme les smartphones ou les cartes bancaires.

Les fournisseurs et les systèmes seront soumis à des contrôles stricts et réguliers. Un organisme de reconnaissance sera mis sur pied et rattaché au Département fédéral des finances. Le Conseil fédéral devrait présenter un projet au Parlement d'ici l'été 2018.

Accès limité depuis l'étranger

En matière de disponibilité transfrontalière, à savoir la possibilité de recourir à un service public en dehors du pays, un léger recul a été constaté dans tous les pays examinés. 'Ce résultat s’explique notamment par l’importance de l’identité électronique pour l’utilisation transfrontalière des services', explique l'UPIC.

Cette année, l'analyse s'est concentrée sur les services en ligne relatifs aux domaines suivants: études, vie familiale, travail, chômage et recherche d'emploi, précise le communiqué. Sa publication intervient alors que la Suisse a récemment organisé sa première Journée du numérique.

La Commission européenne fait réaliser depuis 2001 des enquêtes sur le développement des services de cyberadministration. Le rapport comparatif 2017 porte sur les 28 pays de l'Union européenne ainsi que sur l'Islande, la Norvège, le Monténégro, la Serbie, la Turquie et la Suisse.

/ATS