La Suisse de demain au menu du Forum des 100

Quelle sera la Suisse de demain ? C'est pour répondre à cette vaste question que le Forum des ...
La Suisse de demain au menu du Forum des 100

La Suisse de demain au menu du Forum des 100

Photo: KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

Quelle sera la Suisse de demain ? C'est pour répondre à cette vaste question que le Forum des 100 a réuni mardi à Lausanne un millier de participants pour sa 19e édition.

A l'initiative du journal Le Temps, organisateur de l'événement, une vingtaine d'orateurs se sont relayés sur la scène du SwissTech Convention Center sur le campus de l'EPFL.

Parmi eux, le patron d'UBS Sergio Ermotti a notamment souligné que la Suisse de demain se ferait... sans Credit Suisse. Une marque qui, comme l'a rappelé le dirigeant tessinois, disparaîtra avec l'absorption complète de la banque dans UBS.

Dévoilée fin août, 'cette stratégie a pu susciter de l'émotion et de la nostalgie. Mais les faits sont clairs: l'intégration de Credit Suisse est la meilleure solution', a-t-il affirmé.

Sergio Ermotti a aussi confirmé la suppression de 3000 postes en Suisse. 'Un nombre important mais que notre économie est tout à fait capable d'absorber', a-t-il estimé, notant qu'il existait actuellement 6000 emplois à pourvoir dans le secteur bancaire helvétique.

Swisscom veut lever 50 milliards

Parmi les autres intervenants 'économiques' du Forum des 100, Dominique Mégret, directeur de Swisscom Ventures, a annoncé que l'opérateur avait l'intention, via une fondation, de lever 50 milliards de francs dans les dix prochaines années pour 'stimuler l'écosystème suisse', et notamment pour financer les start-up les plus prometteuses.

Ces fonds doivent aussi permettre de créer 100'000 emplois dans la haute technologie, a-t-il ajouté.

Migration

Le Forum des 100 a aussi donné la parole à plusieurs représentants du monde politique, à commencer par Elisabeth Baume-Schneider. La conseillère fédérale a surtout été interrogée sur la migration. Si les réfugiés d'Ukraine continuent d'affluer, 'il n'y a encore aucune indication précise' pour qu'il en soit de même avec la situation au Proche-Orient, a reconnu la Jurassienne, précisant néanmoins que tout pouvait 'changer très vite'.

Questionnée sur l'initiative de l'UDC 'Pas de Suisse à 10 millions', la conseillère fédérale a affirmé qu'elle n'était 'pas obsédée par de telles jauges'. Ce qui compte, selon elle, c'est 'un projet de société' et 'une prospérité partagée'. Et d'ajouter que les 'chiffres sont parlants', à savoir que la Suisse a besoin de l'immigration sur le marché du travail pour combler sa faible natalité et le départ à la retraite des baby boomers.

IA et humour

Cette pénurie de main-d'oeuvre a d'ailleurs été l'un des autres thèmes phares de ce Forum des 100, à l'instar de l'intelligence artificielle, dont plusieurs orateurs sont venus débattre des avantages et risques d'une telle technologie.

La conférence s'est achevée de manière plus légère avec la table ronde consacrée à quatre 'stars' de l'humour romand - Marina Rollman, Thomas Wiesel, Yann Marguet et Vincent Kucholl - et l'intervention de Patrick Chappatte qui, en quelques dessins, a essayé de définir la Suisse.

/ATS
 

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