Le Japon affiche une solide croissance au 2e trimestre (+1%)

Le Japon a affiché une croissance de son produit intérieur brut (PIB) de 1% d'avril à juin ...
Le Japon affiche une solide croissance au 2e trimestre (+1%)

Le Japon affiche une solide croissance au 2e trimestre (+1%)

Photo: Keystone

Le Japon a affiché une croissance de son produit intérieur brut (PIB) de 1% d'avril à juin par rapport aux trois mois précédents, selon les données préliminaires publiées lundi par le gouvernement. Il s'agit du sixième trimestre positif d'affilée.

Cette hausse, tirée par la demande intérieure, dépasse les attentes des économistes interrogés par l'agence Bloomberg (+0,6%). Les chiffres du premier trimestre (janvier-mars) ont par ailleurs été légèrement revus à la hausse (+0,4%, au lieu de +0,3%).

Il s'agit de la plus longue période d'expansion pour la troisième puissance économique mondiale depuis celle connue entre début 2005 et mi-2006. En rythme annualisé, c'est-à-dire si une telle croissance se poursuivait sur l'ensemble de l'année, la progression ressort à 4% au deuxième trimestre.

Si l'embellie des mois précédents avait été portée par le commerce extérieur sur fond d'amélioration de la conjoncture économique internationale, il a cette fois-ci apporté une contribution négative au PIB, avec des exportations en baisse de 0,5% sur un trimestre.

Répit bienvenu pour Abe

Mais la demande intérieure a pris le relais. La consommation des ménages (quelque 60% du PIB), qui retrouve des couleurs après plus d'un an dans le rouge, a ainsi progressé de 0,9%, tandis que les investissements non résidentiels des entreprises ont augmenté de 2,4%. Les dépenses publiques ont également joué un rôle non négligeable (+5,1%), à l'approche des Jeux Olympiques de Tokyo 2020.

Ces statistiques apportent un répit bienvenu au premier ministre conservateur Shinzo Abe, dont la popularité est au plus bas. Pour tenter de restaurer la confiance, il a remanié début août son gouvernement et promis de remettre au premier plan les 'abenomics', sa stratégie de relance mêlant largesses budgétaires, souplesse monétaire et réformes structurelles.

Mise en oeuvre depuis son retour au pouvoir fin 2012, cette politique a échoué jusqu'ici à vaincre la déflation et à instaurer une croissance vigoureuse. L'embellie récente est essentiellement liée à 'des conditions extérieures favorables', relevait récemment le Fonds monétaire international (FMI).

/ATS
 

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