Les écarts entre les salaires ne cessent de progresser en Suisse

Les écarts de revenus ne cessent d'augmenter en Suisse. Entre 2011 et 2016, les rémunérations ...
Les écarts entre les salaires ne cessent de progresser en Suisse

Les écarts entre les salaires ne cessent de progresser en Suisse

Photo: Keystone

Les écarts de revenus ne cessent d'augmenter en Suisse. Entre 2011 et 2016, les rémunérations des patrons ont augmenté en moyenne de 17%, contre 3,4% pour les salariés, selon la 13e enquête de Travail.Suisse sur les salaires des dirigeants.

Entre 2015 et 2016, les indemnités des directeurs généraux (CEO) ont affiché une hausse moyenne de 5%, souligne jeudi l'organisation faîtière dans son étude. Et les inégalités se creusent: en 2011, l'écart salarial moyen dans les entreprises était de 1:45, contre 1: 51, l'année passée.

Cette tendance n'est pas seulement marquée par les grandes entreprises actives dans la finance et la pharma, elle se retrouve dans toutes les branches, selon Travail.Suisse. A titre d'exemple, l'organisation cite le patron du groupe chimique bâlois Lonza, Richard Ridinger, qui a gagné 76 fois plus que le plus bas salaire de sa firme. Idem pour le CEO de la société bâloise Valora, Michael Müller, qui a perçu une rémunération 59 fois supérieure à celle du plus bas salaire.

Davantage de femmes

Selon Travail.Suisse, l'adoption de la loi sur les rémunérations abusives, l'initiative Minder, en 2013 n'a pas permis de contenir les écarts salariaux. Pour y parvenir, l'organisation exige notamment une révision efficace du droit de la société anonyme. Elle demande aussi plus de transparence fiscale pour les hauts revenus et un débat politique sur une contribution de solidarité.

Dans le cadre de son étude, l'organisme de défense des salariés a aussi examiné la part de femmes dans les directions des groupes et les conseils d'administration. Si le quota de femmes a doublé au cours des dix dernières années au sein des conseils d'administration, le nombre de femmes aux postes de direction n'atteint que 6%.

Pour parvenir à de telles conclusions, Travail.Suisse a interrogé 27 entreprises helvétiques. L'organisation mène chaque année son enquête sur les salaires depuis 2004.

/ATS
 

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