Les exportations horlogères devraient rebondir de 18% en 2021

Après la débâcle de 2020, les exportations horlogères suisses devraient progresser d'environ ...
Les exportations horlogères devraient rebondir de 18% en 2021

Les exportations horlogères devraient rebondir de 18% en 2021

Photo: KEYSTONE/GAETAN BALLY

Après la débâcle de 2020, les exportations horlogères suisses devraient progresser d'environ 18% en 2021, grâce au dynamisme de la Chine continentale.

Les envois à l'étranger de l'industrie des montres ne devraient cependant retrouver les niveaux d'avant la pandémie de coronavirus qu'en 2023, selon les estimations de la banque Vontobel.

Attendues à 20 milliards de francs, les exportations devraient fortement avancer au 2e trimestre en particulier, où un bond de plus de 50% est anticipé, indique le rapport.

Par ailleurs Rolex, ayant accusé un repli des ventes moins important que nombre de marques horlogères, est devenu la première marque horlogère suisse avec environ 4,95 milliards de francs de chiffre d'affaires, ce qui représente des parts de marché de 25%, détrônant ainsi le groupe Swatch, qui détiendrait 22% des parts de marché, selon les calculs de la banque zurichoise.

Le groupe Richemont, propriétaire notamment de Cartier et Jaeger-LeCoultre, compte pour 17% des parts de marché et LVMH, qui détient Hublot, Bulgari, Tag Heuer et Zenith pour 7%, tandis que le reste de la branche se partage les 29% restants.

La Chine continentale pour sa part est devenue pour la première fois le marché d'exportation le plus important, passant devant Hong Kong qui détenait cette place depuis 2008.

Les spécialistes de la banque de gestion zurichoise rappellent en outre que les garde-temps se situant dans l'entrée et le moyen de gamme continueront à souffrir, notamment en raison de la concurrence des smartwatches.

Par ailleurs, le récent raffermissement du dollar et de l'euro par rapport au franc suisse profitera aux maisons horlogères suisses.

En 2020, les exportations horlogères ont dégringolé de 21,8% à 16,98 milliards de francs. La fermeture des usines, des boutiques au plus fort de la crise sanitaire et le quasi-arrêt du tourisme ont en effet lourdement pénalisé le secteur.

/ATS
 

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