Les grandes surfaces devront fermer les rayons non-essentiels

Les petits commerces resteront fermés. Les grandes surfaces ouvertes devront elles bloquer ...
Les grandes surfaces devront fermer les rayons non-essentiels

Jean Castex tente d'apaiser les petits commerces

Photo: KEYSTONE/EPA/MARTIN BUREAU / POOL

Le Premier ministre Jean Castex a exhorté les Français dimanche au respect du confinement, 'indispensable' pour en sortir au plus vite. Il a annoncé la fermeture des rayons non essentiels dans les grandes surfaces pour apaiser la colère des petits commerces.

'Les Français râlent, les Français sont dans la difficulté' et 'je comprends la lassitude de nos concitoyens, je comprends les difficultés des uns et des autres', a déclaré Jean Castex au 20h00 de TF1. Mais il faut que 'nous soyons extrêmement vigilants, que nous respections ce confinement: il en va de la survie de l'économie, il en va de notre santé collective', a-t-il ajouté.

'Mieux vous respecterez les règles aujourd'hui (...), plus vite nous pourrons en sortir', a encore insisté le Premier ministre. Il a évoqué la fin du confinement prévue pour l'instant le 1er décembre 's'il a, comme nous l'espérons, produit ses effets'.

Dans un entretien au Journal du dimanche (JDD), le ministre de la Santé Olivier Véran avait déjà prévenu que quelle que soit la situation Noël cette année 'ne sera pas une fête normale'. Selon l'épidémiologiste Arnaud Fontanet, membre du Conseil scientifique qui guide le gouvernement, il faudrait deux mois de confinement pour freiner drastiquement la circulation du virus, ce qui prolongerait les restrictions à la période des fêtes de fin d'année.

Dimanche, le nombre de malades du Covid-19 en réanimation et soins intensifs - une donnée cruciale à surveiller pour éviter un engorgement des hôpitaux - a dépassé les 3500, à 3569, avec 289 nouvelles admissions en 24 heures.

Rayons non essentiels fermés

Du côté des petits commerçants, la colère ne faiblit pas. Avec ce nouveau confinement, les restaurants, bars et commerces jugés 'non essentiels' doivent garder le rideau baissé. A quelques semaines des fêtes de fin d'année, les petits commerces qui vendent jouets ou livres dénoncent la concurrence déloyale des grandes surfaces - autorisées à rester ouvertes - et des plateformes en ligne, dont Amazon.

Face à cette bronca des commerçants et de nombreux maires, 'nous ne reviendrons pas sur les mesures annoncées, c'est beaucoup trop tôt', a répondu le Premier ministre. Toutefois, il a annoncé la fermeture à partir de mardi des rayons non essentiels dans les grandes surfaces. Une décision qui risque de mécontenter la grande distribution, dont la fédération avait fait part quelques heures plus tôt de sa 'totale incompréhension' et de son 'opposition' à une fermeture des rayons non alimentaires.

La fronde des petits commerces est soutenue par des maires de plusieurs villes petites et moyennes qui ont pris des arrêtés autorisant l'ouverture des commerces non alimentaires sur leur commune. Des 'maires irresponsables' qui 'menacent la santé des Français', pour le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

Pour ce nouveau confinement, dont les modalités seront revues tous les 15 jours en fonction de l'évolution des indicateurs sanitaires, on ne peut 'prendre l'air' que pendant une heure maximum et dans un rayon d'un kilomètre autour de son domicile. Les dérogations permettent aussi d'aller faire ses courses, d'aller chez le médecin ou d'amener ses enfants à l'école.

Combat idéologique

Jean Castex s'est aussi exprimé sur TF1 au sujet des différentes attaques islamistes qui ont eu lieu en France dernièrement. 'Ce combat, il est idéologique: l'ennemi cherche d'abord à nous diviser en répandant la haine et la violence, à fracturer la communauté nationale', a averti le chef du gouvernement français.

'Je veux ici dénoncer toutes les compromissions qu'il y a eu pendant trop d'années, les justifications à cet islamisme radical: 'Nous devrions nous autoflageller, regretter la colonisation', je ne sais quoi encore', a-t-il ajouté. 'La première façon de gagner une guerre, c'est que la communauté nationale soit soudée, soit unie, soit fière de nos racines, de notre identité, de notre République, de notre liberté. Il faut gagner le combat idéologique', a-t-il jugé.

'C'est fini, plus aucune complaisance d'intellectuels, de partis politiques, il faut que nous soyons tous unis sur la base de nos valeurs, sur la base de notre histoire', a-t-il insisté. Le chef du gouvernement a annoncé de nouvelles dissolutions prochaines d''associations paravents' et des opérations contre 'des fausses mosquées (...) des écoles clandestines'. 'Nous devons impérativement renforcer notre législation, surtout le moyen d'action pour faire face' à la haine sur les réseaux sociaux, a-t-il ajouté.

/ATS