Les paysans tirent un bilan en demi-teinte sur les prix du lait

Certains acheteurs de lait ont réduit les déductions injustifiées, 'les choses ont bougé', ...
Les paysans tirent un bilan en demi-teinte sur les prix du lait

Les paysans tirent un bilan en demi-teinte sur les prix du lait

Photo: Keystone

Certains acheteurs de lait ont réduit les déductions injustifiées, 'les choses ont bougé', estime l'Union suisse des paysans. Cependant, des écarts parfois énormes par rapport aux prix indicatifs subsistent, notamment. L'organisation lance un appel aux détaillants.

'Un premier pas dans la bonne direction a été accompli début juillet', a constaté à Berne mercredi l'Union suisse des paysans (USP) à l'occasion d'un bilan sur les prix du lait au début du mois. Toutefois, outre des écarts par rapport aux prix indicatifs, on note des déductions injustifiées et des différences importantes entre les acheteurs. 'Il y a encore des efforts à faire' de leur côté.

'Beaucoup de producteurs ne peuvent pas couvrir leurs coûts de production avec la paie du lait et vivent sur leurs réserves', poursuit l'USP. Les acheteurs de lait sont priés de 'procéder aux adaptations qui s'imposent.'

Pour combler les lacunes existantes, l'organisation veut mettre à contribution les transformateurs et le commerce de détail. Dans l'intérêt d'un approvisionnement durable et équitable, le second doit créer les conditions permettant à tous ses fournisseurs de payer aux producteurs de lait les prix indicatifs fixés en commun, soulignent les paysans.

Lait à 65 centimes

Les producteurs de lait et l'USP ont demandé début juin que les acheteurs relèvent les prix effectifs au minimum au prix indicatif actuel fixé en commun de 65 centimes par kilo dès le 1er juillet. Pour le lait de centrale, transformé en lait de consommation, beurre, crème ou yaourt, de nombreux producteurs ne reçoivent pas le prix indicatif fixé par l'Interprofession du lait (IP Lait).

Des écarts qui ne sont pas toujours expliqués ou justifiés. De plus, ces acheteurs procèdent à des 'déductions radicales' sous prétexte du franc fort, de la loi chocolatière ou de la défense contre les importations, assuraient alors les deux organisations.

IP Lait établit des prix indicatifs graduels selon la loi sur l'agriculture. Le prix le plus élevé est payé pour le lait qui va au marché suisse protégé. La production de lait subventionnée ne doit pas excéder ce dont le marché a besoin.

/ATS
 

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