Les salariés d'Autodesk attendent la réponse de la direction

Les salariés d'Autodesk ont rendu un rapport de consultation suite à l'annonce faite fin novembre ...
Les salariés d'Autodesk attendent la réponse de la direction

Les salariés d'Autodesk attendent la réponse de la direction

Photo: KEYSTONE/CYRIL ZINGARO

Les salariés d'Autodesk ont rendu un rapport de consultation suite à l'annonce faite fin novembre par l'entreprise américaine de sa volonté de fermer son site de Neuchâtel. Ils estiment qu'au moins une partie des 232 postes pourrait être maintenue dans le chef-lieu.

'Quand bien même l'entreprise a refusé de remettre les données économiques usuelles nécessaires à la rédaction du rapport de consultation', les salariés ont formulé des alternatives à la fermeture pure et simple du site à l'intention de la direction californienne, a expliqué le syndicat Unia dans un communiqué. La procédure de consultation devait prendre fin ce mercredi.

Les salariés exigent des 'pourparlers sérieux pour le maintien de places de travail et pour la négociation d'un véritable plan social collectif, à la hauteur de ce qui se fait en Suisse et des moyens financiers du groupe Autodesk', poursuit le communiqué.

Unia souligne avoir été mandaté par la majorité du personnel. Le syndicat rappelle qu'il s'agit d'un des plus gros licenciements collectifs de ces quinze dernières années dans le canton de Neuchâtel.

L'entreprise spécialisée dans les logiciels de création et d'animation 3D avait indiqué le 29 novembre que 'la plupart des fonctions commerciales basées à Neuchâtel, y compris la finance, les fonctions opérationnelles et la localisation, seront transférées vers d'autres bureaux d'Autodesk en Europe d'ici à mi-2018.'

Départ inattendu

Présent depuis 1991 à Neuchâtel où il avait installé son centre de services européen et compté plus de 250 employés, le groupe compte étendre l'ensemble des fonctions opérationnelles soutenant la région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique) dans plusieurs villes.

Un bureau doit notamment ouvrir à Dublin, en Irlande. Il pourra accueillir la plupart des postes liés à la finance et aux fonctions opérationnelles pour la région Europe/Moyen-Orient/Afrique.

L'entreprise fondée en 1981 avait annoncé peu auparavant un plan de restructuration pour se concentrer sur ses priorités stratégiques, notamment sa numérisation. Une diminution de 1150 postes au niveau mondial était évoquée, sur les quelque 8900 employés que compte le groupe au niveau mondial.

La nouvelle du départ de Neuchâtel avait été 'complètement inattendue' pour le conseiller d'Etat en charge de l'économie, Jean-Nathanaël Karakash. Le canton n'avait jamais été informé d'un projet de fermeture du site ou associé à des réflexions sur des solutions alternatives malgré des échanges réguliers.

/ATS
 

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