Milliard de cohésion: Ueli Maurer en attendait plus de l'UE

Le ministre des finances Ueli Maurer n'est pas satisfait des négociations entre la Suisse et ...
Milliard de cohésion: Ueli Maurer en attendait plus de l'UE

Milliard de cohésion: Ueli Maurer en attendait plus de l'UE

Photo: Keystone/PETER KLAUNZER

Le ministre des finances Ueli Maurer n'est pas satisfait des négociations entre la Suisse et l'UE sur le milliard de cohésion. Il pointe des manques du côté de Bruxelles dans le secteur des marchés financiers. Le porte-parole du Conseil fédéral affiche des attentes.

Lors de sa visite en Suisse fin novembre, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a promis que ses services s'attelleraient début décembre au dossier de la reconnaissance d'une équivalence pour les bourses. Or 'c'est ce que nous avions déjà', a dit M. Maurer à l'émission 'Rendez-vous' de la radio alémanique SRF.

Et ce n'est pas suffisant: les banques suisses auraient bien eu besoin d'un accès aux marchés, a martelé le conseiller fédéral. Pour l'heure, cet accès ne leur est toujours pas garanti.

'Nous attendions quelque chose de plus de la part de la Commission européenne', a déclaré Ueli Maurer. Lui et son département se retrouvent à présent à négocier 'à petits pas un meilleur accès aux marchés' qu'auparavant avec les Etats voisins les plus importants.

Jusqu'ici, la Suisse a pu dégager une solution bilatérale avec l'Allemagne. L'accord est entré en vigueur en 2015. Rien de tel cependant avec l'UE, cas dans lequel les accords bilatéraux ne peuvent pas remplacer une solution institutionnelle. Car si l'UE modifie sa législation, les accords bilatéraux risquent de tomber.

Feu vert attendu

Mardi soir, le porte-parole du gouvernement, André Simonazzi, s'est invité dans le débat. 'Le Conseil fédéral a lancé ce processus sur le milliard de cohésion et a également dit à l'UE quelles sont les attentes de la Suisse', a-t-il déclaré sur les ondes de la radio alémanique SRF.

'Naturellement', l'équivalence financière, qui doit être discutée au sein de la Commission européenne début décembre, en fait partie, a poursuivi M. Simonazzi. 'Si on n'obtient pas cette équivalence, la Suisse considérera cela comme une discrimination. Le Conseil fédéral devrait à nouveau en débattre et le processus autour du milliard de cohésion ne s'en trouverait pas facilité.'

Moyen de pression

Mi-septembre, l'Association suisse des banquiers (ASB) demandait au Conseil fédéral d'utiliser le milliard de cohésion comme moyen de pression envers l'UE. Elle exigeait que le gouvernement le lie à la reconnaissance d'une équivalence des lois suisses dans le domaine financier et à l'accès au marché européen.

A la venue de M. Juncker, le Conseil fédéral a promis de verser 1,3 milliard de francs à l'UE sur dix ans. PLR et UDC ont critiqué l'attitude du gouvernement, qui selon eux a promis cette somme sans exiger de contrepartie intéressante.

/ATS
 

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