Plus de moyens financiers pour le transport ferroviaire transalpin

Le soutien financier au transfert de la route vers le rail du trafic de marchandises à travers ...
Plus de moyens financiers pour le transport ferroviaire transalpin

Plus de moyens financiers pour le transport ferroviaire transalpin

Photo: KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

Le soutien financier au transfert de la route vers le rail du trafic de marchandises à travers les Alpes sera renforcé. Après le National, le Conseil des Etats a donné mercredi à l'unanimité son feu vert à un plafond de dépenses de 385 millions de francs à cet effet.

Le montant servira à promouvoir le trafic ferroviaire de marchandises à travers les Alpes et de proroger l'aide jusqu’en 2030. Alors que le Conseil fédéral proposait 90 millions de francs pour les années 2024 à 2026, le National a décidé en mars d'aller plus loin. La version du Parlement porte désormais le plafond de dépenses à 2,06 milliards de francs d'ici 2030 alors que le gouvernement proposait 1,765 milliard jusqu'en 2026.

Cette hausse des moyens financiers ainsi qu'une prolongation du délai sont nécessaires, a expliqué Thierry Burkart (PLR/AG) au nom de la commission. La politique de transfert du trafic des camions vers le rail doit être poursuivie.

Le nombre de courses à travers les Alpes a été réduit, mais pas selon l'objectif fixé par la loi. Celui-ci est de 650'000 courses par année. En 2018, 941'000 camions ont traversé les Alpes. Ils étaient plus de 1,4 million en 2000.

Ce sont principalement des facteurs extérieurs qui ont empêché le transfert vers le rail de progresser aussi vite que prévu, a relevé M. Burkart. Une hausse du plafond de dépenses est nécessaire et il vaut la peine de consentir à ce nouvel investissement jusqu’en 2030.

Progrès à faire

La Suisse fait des progrès dans ce domaine, mais elle n'a pas encore atteint son but, a reconnu la ministre des transports Simonetta Sommaruga. Il reste des retards dans l'achèvement des lignes d'accès à la NLFA en Allemagne et des lacunes ou des problèmes de compatibilité le long du corridor reliant le nord et le sud de l'Europe.

La promotion du trafic de marchandises par le rail à travers les Alpes doit être poursuivie. Mais le Conseil fédéral est sceptique concernant les montants demandés par le Parlement. C'est une variante maximale, a estimé la conseillère fédérale qui a demandé aux sénateurs d'être mesurés dans leur demande. L'argent ne pourra pas régler tous les problèmes de la branche, notamment en matière de ponctualité ou de fiabilité, selon elle.

Motion pour le Rhin

Dans la foulée, les sénateurs ont adopté tacitement une motion du National chargeant le Conseil fédéral de prendre immédiatement l'initiative pour un deuxième accès sur la rive gauche du Rhin pour le transport de marchandises.

Le gouvernement devra conclure un accord avec la France et la Belgique pour trouver une solution contre le goulet d'étranglement situé au nord de la NLFA. Il devra en outre poursuivre les mesures établies avec l'Allemagne. 'Nous allons nous engager pleinement en ce sens', a déclaré Mme Sommaruga. Mais il ne faut pas non plus se faire trop d'espoirs. La France pourrait être réticente à ce projet.

Concernant le soutien au trafic de marchandises par le rail dans le contexte de la crise du coronavirus, le Conseil fédéral présentera une proposition cet automne conformément à la demande que le Parlement lui a faite durant la session extraordinaire de mai.

/ATS
 

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