Projets alternatifs à la disparition du Matin papier

Les employés et les syndicats se mobilisent pour empêcher la disparition du Matin papier. Ils ...
Projets alternatifs à la disparition du Matin papier

Projets alternatifs à la disparition du Matin papier

Photo: KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD

Les employés et les syndicats se mobilisent pour empêcher la disparition du Matin papier. Ils ont présenté des projets alternatifs afin d'éviter la perte du titre ou de réduire sensiblement le nombre de personnes touchées par la restructuration.

La délégation des employés et les syndicats impressum et syndicom ont élaboré trois projets alternatifs dans le cadre de la consultation sur le licenciement collectif projeté par Tamedia, ont-ils annoncé lundi dans un communiqué.

La première proposition est de maintenir la version papier du Matin sans suppression d'emplois, avec des aménagements de politique commerciale, de distribution, de prix et de nouvelles recettes notamment.

La deuxième solution envisage une reprise du titre par la rédaction du Matin avec des investisseurs. 'Nous avons des investisseurs bien ancrés en Suisse romande', a précisé à Keystone-ATS la secrétaire centrale d'impressum Dominique Diserens. Elle n'a pas tenu à préciser le nom ni le nombre d'investisseurs intéressés mais ceux-ci 'devront avoir les reins solides'.

Quant au troisième modèle, il prévoit un site Matin.ch beaucoup plus développé et doté de moyens nettement plus considérables pour créer une offre numérique solide.

Prolongation du délai de consultation exigée

Le personnel demande une prolongation du délai de consultation avant licenciement collectif au 2 juillet afin en particulier que des investisseurs potentiels puissent s'annoncer pour poursuivre les négociations avec la direction de Tamedia. Cette dernière ne s'est pas encore prononcée sur cette demande, a indiqué lundi à Keystone-ATS le responsable de la communication pour la Suisse romande Patrick Matthey.

La version papier du journal Le Matin paraîtra pour la dernière fois le 21 juillet. L'avenir du quotidien romand s'écrira désormais uniquement sous forme numérique. Jusqu'à 41 personnes sont menacées dans leur emploi.

/ATS
 

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