Seul un administrateur sur quatre optimiste face à la conjoncture

L'optimisme n'est pas de mise à l'heure actuelle face au contexte macroéconomique dans les ...
Seul un administrateur sur quatre optimiste face à la conjoncture

Seul un administrateur sur quatre optimiste face à la conjoncture

Photo: KEYSTONE/WALTER BIERI

L'optimisme n'est pas de mise à l'heure actuelle face au contexte macroéconomique dans les conseils d'administration helvétiques. A peine un administrateur sur quatre estime les perspectives conjoncturelles positives.

Selon le dernier SwissVR Monitor publié vendredi, seuls 27% des quelque 400 membres de conseils d'administration sondés se sont dits optimistes, alors qu'ils étaient près du double un an plus tôt.

L'étude biannuelle, menée en partenariat avec le cabinet de conseil Deloitte et la Haute école de Lucerne entre mi-juin et fin juillet, révèle également que le nombre de pessimistes est passé de 1 à 6%, alors que la part jugeant l'évolution neutre a bondi à plus de deux tiers (67%), contre 45% l'année dernière.

Les administrateurs suisses se montrent aussi plus sceptiques concernant l'évolution de leur domaine d'activité, avec à peine 36% d'optimistes, contre 46% un an plus tôt. Le même constat vaut pour les perspectives de l'entreprise: même si dans ce cas plus de la moitié des sondés reste confiante (53%), la part des optimistes accuse un recul de sept points de pourcentage.

Les perspectives quant à la marche des affaires diffèrent selon les secteurs. Les administrateurs de sociétés actives dans les technologies de l'information et de la communication (TIC) sont les plus optimistes (76%), en hausse de dix points, comme le secteur de la construction (62%).

Dans les branches liées à la santé - pharma, biotech, dispositifs médicaux - en revanche, les pessimistes sont légèrement majoritaires, comme dans les services financiers, le commerce de détail et l'industrie des biens de consommation.

Cité dans un communiqué, Michael Grampp, économiste en chef de Deloitte Suisse, se dit surpris par le contraste entre la confiance affichée par les sondés par rapport aux perspectives de leur entreprise et face à l'évolution conjoncturelle.

'On peut se demander si le souhait n'a pas pris le dessus sur la pensée', lance l'expert, appelant les acteurs de l'économie à prendre au sérieux les incertitudes globales et se préparer à une nouvelle appréciation du franc.

/ATS
 

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