Theresa May menacée d'une nouvelle rébellion

La Première ministre britannique Theresa May est menacée d'une nouvelle rébellion dans les ...
Theresa May menacée d'une nouvelle rébellion

Theresa May menacée d'une nouvelle rébellion

Photo: KEYSTONE/AP UK Parliament/JESSICA TAYLOR

La Première ministre britannique Theresa May est menacée d'une nouvelle rébellion dans les rangs de sa majorité, lors d'un vote jeudi au Parlement. Il concernera la conduite à tenir dans les discussions sur le Brexit avec Bruxelles.

Le gouvernement soumet au vote, à partir de 18h00 (heure locale), une motion visant à obtenir le soutien des députés dans sa tentative de renégocier l'accord de divorce conclu avec l'Union européenne. Il avait été sèchement recalé lors d'un vote mi-janvier au Parlement britannique.

L'exécutif y affirme un double objectif: obtenir des 'arrangements alternatifs' au 'filet de sécurité' censé maintenir une frontière ouverte sur l'île d'Irlande après le Brexit ('backstop' en anglais), et écarter le scénario d'un 'no deal', soit une sortie sans accord redoutée par les milieux d'affaires comme par une partie des députés.

Ces objectifs reprennent les deux amendements adoptés par les députés eux-mêmes fin janvier à la Chambre des communes. Mais les plus fervents Brexiters au sein du Parti conservateur au pouvoir ont menacé d'imposer à Theresa May une nouvelle défaite au Parlement si elle ne reformulait pas cette motion. Ils refusent que le gouvernement puisse cautionner l'abandon du scénario du 'no deal'.

'Écarter cette option serait la stratégie de négociation la plus idiote, et ce n'est pas dans l'intérêt national', a tweeté le député Steve Baker, membre de l'European Research Group (ERG), une alliance de plusieurs dizaines de députés conservateurs très eurosceptiques.

Propositions attendues

A l'ouverture des débats, le ministre en charge du Brexit, Stephen Barclay, a tenté de rassurer les rangs conservateurs, en assurant que 'la priorité' du gouvernement était de remanier le 'backstop'. Il a rappelé que la loi fixant la date du Brexit au 29 mars, avec ou sans accord, 'prend le pas' sur la motion, qui n'a pas de valeur contraignante.

Le ministre du Commerce international et fervent défenseur du Brexit, Liam Fox, a, lui, prévenu les députés qu'un rejet du texte enverrait de 'mauvais signaux' à Bruxelles et affaiblirait la capacité de Theresa May à obtenir un accord renégocié.

Engagée depuis deux semaines dans de nouvelles discussions avec l'UE, Theresa May peine à obtenir une réouverture des négociations. Alors que les dirigeants européens se montrent inflexibles, elle a reconnu mardi avoir 'besoin de temps' pour trouver une issue.

'L'UE à 27 attend toujours de Londres des propositions concrètes et réalistes pour sortir de l'impasse sur le Brexit', a déclaré mercredi sur Twitter le président du Conseil européen, Donald Tusk.

Filet de sécurité irlandais

La principale pierre d'achoppement demeure la question du filet de sécurité irlandais. Ce dispositif prévoit, en dernier recours, de maintenir le Royaume-Uni dans une union douanière avec l'UE, ainsi qu'un alignement réglementaire sur l'UE plus poussé pour l'Irlande du Nord.

Il est rejeté par les Brexiters, aux yeux desquels il empêcherait le pays de rompre les liens avec l'UE. Mais les dirigeants européens refusent de le modifier.

/ATS
 

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