Trump courtise des candidats à la succession de Theresa May

Le président américain Donald Trump a profité de sa visite au Royaume-Uni pour travailler ses ...
Trump courtise des candidats à la succession de Theresa May

Trump courtise des candidats à la succession de Theresa May

Photo: Keystone/EPA/ANDY RAIN

Le président américain Donald Trump a profité de sa visite au Royaume-Uni pour travailler ses bonnes relations avec des candidats à la succession de la première ministre Theresa May. A Londres, il a été moqué par une foule de protestataires.

Le milliardaire républicain s'est entretenu par téléphone pendant 20 minutes avec le favori pour remplacer Mme May, le champion des pro-Brexit Boris Johnson, selon une source proche de l'ancien chef de la diplomatie britannique.

Cet appel a été 'amical et productif' mais M. Johnson a décliné une offre de rencontrer M. Trump, a ajouté cette source, précisant qu'un entretien de cette nature aurait pu entrer en conflit avec les premiers débats organisés pour la course à la succession de Mme May, prévus mardi soir. L'équipe de M. Trump a également proposé une rencontre entre le président américain et le ministre de l'Environnement britannique Michael Gove, selon une source proche de ce dernier, également prétendant au poste de premier ministre.

M. Gove, un partisan du Brexit, 'a dit oui' mais 'rien n'a encore été fixé', a ajouté cette source. Interrogé au sujet de ces prises de contact, un porte-parole de Downing Street a déclaré que le président américain avait eu la 'courtoisie' de prévenir les services de la dirigeante.

Coupe de pouce à Boris

'A partir du moment où la première ministre a dit qu'elle se retirait, il était inévitable que l'attention se focalise sur qui sera son successeur', a souligné le porte-parole, cité par l'agence Press Association. Mardi, lors d'une conférence de presse conjointe avec Mme May, M. Trump a désigné plus ou moins ses favoris.

'Je connais Boris, je l'aime bien, je l'aime bien depuis longtemps. Je pense qu'il ferait du très bon travail', a-t-il déclaré, avant d'évoquer un autre prétendant, Jeremy Hunt, le chef de la diplomatie britannique. 'Je connais Jeremy, je pense qu'il ferait du très bon travail', a-t-il dit. Quant à M. Gove, il a dit ne pas le connaître - bien que ce dernier l'eut interviewé en janvier 2017 pour le quotidien The Times.

M. Trump a aussi rencontré mardi après-midi le populiste Nigel Farage, chef du Parti du Brexit. 'Bonne rencontre avec le président Trump - il croit vraiment au Brexit et adore son voyage à Londres', a déclaré sur Twitter M. Farage, dont le parti europhobe a largement remporté les élections européennes au Royaume-Uni. Il n'est pas, et ne peut pas être à ce stade, candidat à la succession de Theresa May.

'Retourne chez toi!'

'Retourne chez toi !': des milliers de manifestants ont de leur côté vilipendé Donald Trump à Londres, moqué par un dirigeable à son effigie devenu symbole de la protestation. Ces protestataires ont participé à un 'carnaval de la résistance' contre le dirigeant américain, sous la célèbre colonne Nelson à Trafalgar Square, juste avant que M. Trump ne rencontre Mme May.

Des milliers de personnes participaient à cette manifestation, selon un journaliste de l'AFP, une affluence néanmoins en net repli par rapport à la grande manifestation anti-Trump organisée l'an passé lors de la précédente visite du président américain à Londres. Sous une petite pluie printanière, les manifestants ont défilé sur le court trajet séparant le quartier du gouvernement de Whitehall et Parliament Square à Westminster.

C'est là, en face du célèbre bâtiment médiéval de la Chambre des communes, qu'a repris son envol un grand dirigeable singeant Donald Trump: haut de six mètres, ce vaste ballon représente le président américain en bébé capricieux avec une couche. Ce dirigeable, arboré par les anti-Trump pour la première fois l'année dernière à Londres, est devenu un véritable symbole.

L'intéressé n'a pas donné grand crédit à cette mobilisation. Interrogé lors d'une conférence de presse donnée aux côtés de Mme May, M. Trump a simplement dit avoir vu une 'très petite' manifestation. Il a aussi affirmé avoir refusé de rencontrer le travailliste Jeremy Corbyn, chef du principal parti d'opposition britannique présent à la manifestation. 'Il voulait me rencontrer et je lui ai dit non', a assuré M. Trump qui a décrit ce chantre de la gauche radicale comme une 'force négative'.

/ATS
 

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