Twitter récuse les accusations d'« idéologie politique » au Congrès

Twitter ne prend pas de décision par 'idéologie politique', a assuré mercredi son patron Jack ...
Twitter récuse les accusations d'« idéologie politique » au Congrès

Twitter récuse les accusations d'

Photo: KEYSTONE/EPA/JUSTIN LANE

Twitter ne prend pas de décision par 'idéologie politique', a assuré mercredi son patron Jack Dorsey. Le réseau social est accusé de partialité au détriment des conservateurs.

'Twitter n'utilise pas l'idéologie politique pour prendre ses décisions, qu'elles soient liées au classement du contenu de notre service ou à la façon dont nous appliquons notre règlement', a affirmé M. Dorsey dans une déclaration devant la commission du Renseignement du Sénat.

Le patron de Twitter a par ailleurs admis que le réseau social n'était pas 'préparé' et était 'mal équipé' pour faire face aux campagnes de manipulation ces dernières années.

'Une place publique'

Il a été créé pour fonctionner comme une 'place publique' et n'a pas su lutter contre 'les abus, le harcèlement, les armées de trolls et la propagande des bots (comptes automatiques)' qui ont été utilisés pour 'détourner l'attention de la population et la diviser', a-t-il expliqué.

M. Dorsey et la numéro deux de Facebook, Sheryl Sandberg, devaient s'expliquer sur 'les opérations d'influence étrangères et leur utilisation des plateformes des médias'. Ils sont soupçonnés de favoriser les opinions de la gauche américaine.

En avril, le patron de Facebook Mark Zuckerberg était déjà venu s'expliquer au Congrès et avait présenté ses excuses pour les failles de sécurité du réseau social. Lors de la campagne 2016, des milliers de faux comptes avaient semé la discorde chez les électeurs en évoquant des sujets sensibles comme le racisme ou l'immigration. La Russie a nié toute ingérence dans la campagne qui a porté Donald Trump au pouvoir.

L'entreprise de Mark Zuckerberg, largement critiquée pour n'avoir pas su identifier ces manipulations, a depuis développé des outils pour tenter de mieux les repérer.

Menaces de Trump

La question est d'autant plus importante que les autorités américaines ont mis en garde contre de nouvelles tentatives de manipulations lors des élections de mi-mandat, en novembre. L'opposition démocrate va tenter de surfer sur la vague de mécontentement à l'égard de M. Trump pour reprendre le contrôle du Congrès, actuellement contrôlées par les républicains.

Ces auditions interviennent alors que le président américain a récemment mis en garde les géants de l'Internet contre ce qu'il estime être un manque d'impartialité. Il accuse notamment Google de truquer les résultats de son moteur de recherche au profit des médias 'de gauche' et, logiquement, au détriment des conservateurs.

Selon des experts de la technologie et des médias, il n'est pas prouvé que Google fausse ses résultats pour des raisons politiques. Et s'il le faisait, le président américain aurait peu de chances d'obtenir une réglementation de ses algorithmes, en raison du droit constitutionnel à la liberté d'expression.

/ATS