Un syndicat de cheminots va poursuivre la grève en juillet

Un syndicat de cheminots français a annoncé vendredi que la grève dans les chemins de fer allait ...
Un syndicat de cheminots va poursuivre la grève en juillet

Un syndicat de cheminots va poursuivre la grève en juillet

Photo: KEYSTONE/AP/CLAUDE PARIS

Un syndicat de cheminots français a annoncé vendredi que la grève dans les chemins de fer allait 'se poursuivre' en juillet, au delà du calendrier initial. Jeudi, le Parlement a adopté définitivement la réforme ferroviaire.

'Nous allons poursuivre au mois de juillet', a déclaré sur Franceinfo Laurent Brun, de la CGT Cheminots. 'Pour combien de temps? On verra. Comment? On verra. Il n'est pas question de s'arrêter au calendrier, puisque le gouvernement souhaite passer en force', a ajouté le responsable de la première organisation syndicale à la SNCF, l'opérateur historique du rail français.

Commencée en avril à l'appel des quatre syndicats de la SNCF, la grève des cheminots devait se dérouler jusqu'au 28 juin selon le calendrier initial fixé par l'intersyndicale. Un autre syndicat, la CFDT Cheminots, décidera de la suite du mouvement le 28 juin. 'Il y a la fin d'un épisode, qui est prévu le 28. La CFDT Cheminots se positionnera à ce moment-là', a déclaré vendredi son secrétaire général, Laurent Berger.

Une table ronde entre gouvernement, patronat et syndicats était prévue vendredi après-midi au ministère des Transports pour discuter de la convention collective nationale du secteur. Ce rendez-vous était réclamé par l'intersyndicale qui espère que ce soit la première d'une série avec des engagement du gouvernement à la clé.

Après l'Assemblée nationale, le Sénat a définitivement adopté jeudi le projet de loi qui prévoit de transformer la SNCF en société anonyme, de fixer le calendrier de l'ouverture à la concurrence prévue au niveau européen et de supprimer l'embauche au statut de cheminot.

Cette réforme voulue par le président Emmanuel Macron bénéficie du soutien de l'opinion publique. Elle a cependant provoqué une levée de boucliers des syndicats qui craignent notamment une privatisation à terme de l'entreprise publique, ce que nie le gouvernement.

/ATS
 

Actualités suivantes