Une abeille sur cinq n'a pas passé l'hiver

Les abeilles ont à nouveau payé un lourd tribut à la pollution, aux maladies et aux prédateurs ...
Une abeille sur cinq n'a pas passé l'hiver

Une abeille sur cinq n'a pas passé l'hiver

Photo: Keystone

Les abeilles ont à nouveau payé un lourd tribut à la pollution, aux maladies et aux prédateurs l'hiver dernier en Suisse. Une colonie sur cinq a disparu, des pertes qui comptent parmi les plus fortes depuis dix ans.

Au cours de l'hiver, plus de 20% des colonies d'abeilles ont été perdues. A cela vient s’ajouter le fait que près de 10% des colonies étaient trop faibles au printemps 2017 pour se développer en colonies fortes, a indiqué jeudi apisuisse, la faîtière des apiculteurs qui se fonde sur des données rassemblées depuis dix ans auprès d'un millier de ses membres des trois régions linguistiques et du Liechtenstein.

Ainsi seules sept colonies sur les dix mises en hivernage en automne 2016 étaient encore disponibles au printemps pour la pollinisation et la récolte de miel. Ces pertes comptent parmi les plus hautes recensées pendant la période d'observation et, comme de coutume, elles varient fortement d'un canton à l'autre.

Le parasite varroa figure au premier rang des causes. La lutte contre ce parasite est très difficile et exige de grandes connaissances professionnelles de la part des apiculteurs et des apicultrices, écrit leur faîtière. Les abeilles doivent aussi composer avec l'arrivée en Suisse de nouveaux prédateurs tels que le frelon asiatique.

En ce qui concerne les problèmes liés aux reines, en cause pour près de 7% des disparitions, différentes raisons sont à envisager. Ces dernières années, la recherche a cependant démontré que certains insecticides peuvent jouer un rôle important, ajoute apisuisse.

/ATS
 

Actualités suivantes