Une femme sur sept cesse de travailler après son premier bébé

La naissance d'un premier enfant s'accompagne d'une réduction du temps de travail chez les ...
Une femme sur sept cesse de travailler après son premier bébé

Une femme sur sept cesse de travailler après son premier bébé

Photo: Keystone

La naissance d'un premier enfant s'accompagne d'une réduction du temps de travail chez les femmes, voire d'une sortie complète du marché professionnel. Beaucoup de mères seraient cependant aussi prêtes à travailler plus.

Le taux d'activité des mères a progressé de 20 points de pourcentage depuis 1991, pour atteindre 78,8% l'an dernier. Le taux d'activité des pères reste, lui, stable sur cette période, aux alentours de 98%, indique mercredi l'Office fédéral de la statistique (OFS) dans son analyse 'Les mères sur le marché du travail', qui se base sur l'enquête suisse de la population active (ESPA).

'Près d'une mère sur sept quitte le marché du travail après une maternité', relève l'OFS. Trois femmes sur quatre (75,7%) qui ont donné naissance à leur premier enfant sont ainsi actives une fois le congé maternité échu, alors que 88,6% travaillaient avant leur congé. Avec l'arrivée d'un second enfant, la participation des femmes au marché du travail passe de 72,4% à 61,4%.

Hommes pas touchés

Les mères aménagent par contre leur temps de travail suite à la naissance de leur premier enfant. Les jeunes mères restent en moyenne un jour de plus par semaine à la maison. Mais plus les enfants grandissent, plus le temps de travail augmente.

Quatre femmes sur cinq avec au moins un enfant de moins de 15 ans exercent leur activité professionnelle à temps partiel. Cette proportion baisse à un peu plus d'un tiers pour les femmes sans enfant.

Aucun changement significatif n'est par contre perceptible chez les hommes. Le taux d'occupation moyen chez les hommes ne recule que très légèrement avec l'arrivée d'un enfant, passant de 98,4% à 97,3%.

Intérêt à travailler

Près d'une mère sur cinq (18%) travaillant à temps partiel se trouve en situation de sous-emploi. La part des mères souhaitant travailler davantage et disponibles dans les trois mois baisse au fur et à mesure que la formation est élevée.

Les mères réintègrent la vie active en moyenne après une pause familiale d'un peu plus de cinq ans. Une mère sur cinq n'était pas professionnellement active en 2015, soit 152'000 personnes.

Pour l'OFS, cette situation est la plupart du temps voulue, la quasi-totalité des mères non-actives ne recherchant pas d'emploi, arguant principalement une garde d'enfants ou des responsabilités familiales. Une grosse moitié des mères serait cependant prête à travailler en cas d'offre professionnelle intéressante.

Avec un taux de chômage de 5% au sens du Bureau international du travail (BIT), les mères sont légèrement plus touchées par le chômage que les femmes du même âge sans enfant (4,4%).

Mères suisses au sommet

En comparaison européenne, la part de femmes de 25 à 54 ans exerçant une activité professionnelle est l'une des plus élevées avec 82,2%. Seule la Suède affiche un niveau légèrement supérieur.

Les mères en Suisse se placent néanmoins un peu plus en retrait dans le classement par pays, mais restent toujours au-dessus de la moyenne européenne, avec un 11e rang. La Suisse est le pays d'Europe où le temps partiel est le plus répandu chez les femmes - avec ou sans enfants -, après les Pays-Bas.

/ATS


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