Le New York Times se refait une santé grâce au numérique

La transition numérique du groupe New York Times porte ses fruits avec, au troisième trimestre, une augmentation de 20% des abonnés et un bond des recettes publicitaires. Une évolution qui lui a permis de réduire ses pertes trimestrielles par deux.

"Notre performance au troisième trimestre a été meilleure que ce que nous anticipions, reflétant la force du numérique dans son ensemble qui a plus que compensé le déclin dans l'imprimé et permis une croissance du chiffre d'affaires total d'environ 1%", s'est réjoui Mark Thompson, directeur général du groupe.

Entre juin et septembre, le propriétaire du quotidien américain éponyme a enregistré une perte de 12,5 millions de dollars (12 millions de francs), contre une perte de 24,2 millions un an plus tôt. Et le chiffre d'affaires a grignoté un petit pourcent à 206,7 millions.

Publicité en progression

Les recettes publicitaires sur les supports numériques ont progressé pour le troisième trimestre consécutif, avec un bond de près de 17% sur un an, et la pub sur supports imprimés a même légèrement augmenté en septembre, a relevé Mark Thompson.

Le groupe a accueilli 44'000 nouveaux abonnés sur ses publications numériques, soit +20% sur un an. Ken Doctor, analyste spécialisé dans les médias auprès du cabinet Outsell, a estimé que le "New York Times" (NYT) allait bientôt franchir le seuil des 900'000 abonnés numériques. "C'est un nombre important (...) qui marque un succès majeur en termes de site en partie payant".

Concurrencer d'autres sources d'infos

Selon lui, la stratégie numérique mise en oeuvre par le NYT lui permet de récolter un montant substantiel de chiffre d'affaires en dehors des Etats-Unis, "une importante manne à exploiter en 2015 et au-delà". Il a également relevé le "coup d'accélérateur" donné par le groupe dans le numérique.

Le directeur financier Jim Follo a souligné de son côté que la "forte" performance du groupe dans le numérique avait compensé en partie les charges plus élevées que prévu liées à la suppression d'une centaine de postes de journalistes.

Un surcoût qui, selon lui, est responsable d'une partie des pertes trimestrielles. A l'instar d'autres médias, le New York Times opère un transfert de l'imprimé vers le numérique pour pallier le déclin de son lectorat et contrecarrer la concurrence d'autres sources d'informations en ligne. Mais dans cette mutation, il doit néanmoins encore supporter des coûts élevés de l'héritage des opérations sur papier et d'un vaste réseau éditorial.

/ATS


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