L'armée syrienne intensifie sa pression sur les rebelles à Qousseir

Les forces du président syrien Bachar al Assad et leurs alliés du Hezbollah libanais ont accentué leur offensive dans la ville stratégique de Qousseir, rapportent les deux camps. Ils entendent déloger les rebelles au plus vite.Selon une source militaire, l'armée syrienne a notamment réussi à pénétrer dans l'ancien aéroport militaire de Dabaa. Il s'agit d'une position clé dans la ligne de défense des rebelles au nord de Qousseir.Cet ancien aéroport se trouve à six kilomètres de Qousseir et sur la seule route au nord de la ville. D'après des militants, les forces spéciales de l'armée et le Hezbollah ont mené l'assaut.Prix élevéLes forces gouvernementales auraient pris le contrôle d'à peu près les deux tiers de Qousseir et chercheraient désormais à déloger les insurgés de leurs derniers bastions. Mais elles ont payé pour cela un prix élevé en raison de la résistance acharnée des rebelles.Un responsable proche du Hezbollah a confié à Reuters que l'avancée des troupes loyalistes était laborieuse. "Nous sommes dans la seconde phase de notre plan d'attaque, mais notre progression est très lente et difficile. Les rebelles ont tout miné, les rues, les maisons. Même les réfrigérateurs sont piégés", a-t-il dit.Selon les insurgés, l'armée gouvernementale a déployé des renforts de chars et d'artillerie autour des quartiers qui échappent à son contrôle dans cette ville de 30'000 habitants, proche de la frontière libanaise.Opposition réticenteSur le plan diplomatique, des responsables américains, russes et français doivent se retrouver lundi à Paris pour préparer la conférence internationale de paix dite "Genève 2", réunissant des représentants du régime et de l'opposition. En perte de vitesse sur le terrain, divisée et toujours sans chef, celle-ci se montre toutefois réticente.Selon la Russie, le régime de Damas a donné son "accord de principe" pour participer à la conférence. Mais la Coalition de l'opposition syrienne a réclamé vendredi à Istanbul des "gestes de bonne volonté" du régime. "Nous voulons être sûrs que quand nous entrerons dans ces négociations, le bain de sang va s'arrêter en Syrie", a déclaré Khaled Saleh, un de ses porte-parole. /SERVICE


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