Anciens et nouveaux acteurs dans la campagne de votation

A l'approche de la votation sur la Question jurassienne, les prises de position en faveur du "oui" comme du "non" se multiplient. Aux mouvements historiques de lutte sont venus se joindre des comités de campagne créés pour participer au débat lié au scrutin du 24 novembre.

Avec l'annonce du vote sur l'avenir institutionnel du Jura bernois et du Jura, la région a assisté à l'émergence de plusieurs comités de campagne. Si certains sont animés par des personnes qui n'ont pas participé aux plébiscites des années 70 et qui s'emploient à sortir des anciens schémas, d'autres au contraire ont permis à des figures historiques de la Question jurassienne de faire leur retour sur la scène publique.

La campagne en faveur du "non" est menée par le comité "Notre Jura bernois", coprésidé par l'ancien conseiller national UDC Jean-Pierre Graber et par la jeune maire de Perrefitte (BE) Virginie Heyer. Ce comité, qui se veut rassembleur, compte dans ses rangs des membres de différents partis et des différentes régions du Jura bernois.

Retour des ténors

Les autres organisations qui militent pour le maintien du Jura bernois dans le canton de Berne sont plus discrètes sur la scène publique. Parmi elles, "La Caravane du Jura bernois", mouvement qui entend tout mettre en oeuvre pour rester dans le canton de Berne, et "Les 65+", une association pour les aînés antiséparatistes.

Ces deux comités ont été créés par des figures historiques de la lutte antiséparatiste: Guillaume-Albert Houriet, 53 ans, tribun pro-bernois et ancien chef du groupe Sanglier, et Geneviève Aubry, 85 ans, ancienne conseillère nationale radicale et égérie des milieux antiséparatistes.

Nourrir le débat

Dans le camp des partisans du "oui", le comité interjurassien "Construire ensemble" s'est imposé comme porte-drapeau. Ce mouvement, qui réunit tous les partis du canton du Jura et des partis du Jura bernois favorables à la création d'une nouvelle entité, est présidé par le maire de Delémont Pierre Kohler et le maire de Saint-Imier (BE) Stéphane Boillat.

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