Animaleries: La protection des animaux dénonce anomalies et abus

La Protection Suisse des Animaux (PSA) dénonce des anomalies et des abus dans les animaleries de Suisse. Elle a mené une enquête auprès de 36 commerces helvétiques en 2014. Aucun magasin ne s'est distingué positivement dans l'évaluation.

"On peut mentionner quelques exemples positifs, mais malheureusement les exemples négatifs sont en surnombre", écrit la PSA dans son rapport publié lundi. L'organisation demande aux magasins de procéder à des améliorations. Elle mènera une enquête similaire en 2015.

La PSA estime que les animaleries doivent être exemplaires. Or toutes vendent des articles problématiques, voire interdits, ou ne fournissent pas le conseil adéquat. L'ordonnance sur la protection des animaux oblige un vendeur d'animaux à informer l'acheteur sur les besoins des animaux et la manière de les prendre en charge, précise la PSA.

L'organisation déplore que des laisses et colliers étrangleurs, des appareils de dressage à ultra-sons ou des substances odorantes chimiques soient en vente, bien qu'interdits. D'autres accessoires, comme des harnais ou des cages, sont en vente alors qu'ils ne sont pas adaptés à l'espèce.

Détention pas toujours exemplaire

Les produits ne sont pas seuls à poser des problèmes. La détention des animaux n'est pas exemplaire dans toutes les animaleries, elle est même parfois contraire à la loi. La PSA a dénoncé les infractions graves à l'office vétérinaire.

Environ six millions d'animaux de compagnie sont recensés en Suisse. Poissons, rongeurs, oiseaux, reptiles côtoient 500'000 chiens et 1,5 million de chats, précise la PSA. Contrairement aux animaux de rente, les autorités n'ont pas de possibilité de procéder à des contrôles systématiques.

Les animaleries jouent un rôle-clef pour assurer une détention conforme aux besoins de l'espèce et respectueuse de la loi. La PSA a mené en 2014 une première enquête auprès de ces commerces pour connaître leur qualité.

/ATS


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