Appel à la mobilisation des milieux antiséparatistes

A l'appel des comités de campagne du Jura bernois, plus de 500 personnes ont manifesté samedi au col de Pierre-Pertuis (BE) leur refus de créer un canton avec le Jura. A deux mois du vote sur la Question jurassienne, les milieux antiséparatistes appellent à la mobilisation.

Une grande partie des sympathisants venus défendre le non lors de la votation du 24 novembre ont déjà vécu les plébiscites des années 70, qui ont conduit à la partition du Jura historique. Les ténors de la cause antiséparatiste ont tous fait le déplacement pour participer à ce rassemblement aux couleurs patriotiques pour défendre le maintien du Jura bernois dans le canton de Berne.

L'écusson bernois était omniprésent sur cette prairie qui culmine à plus de 800 mètres d'altitude, entre Tavannes et Sonceboz.

Appel à la mobilisation

"Il faut mobiliser notre population et lui demander d'aller voter", a déclaré sur un ton très combatif Marc-André Houmard, figure historique de la lutte antiséparatiste et âgé de 85 ans.

"Nous voulons encore davantage convaincre les habitants du Jura bernois de se rendre aux urnes pour dire non", a souligné la co-présidente de "Notre Jura bernois" Virginie Heyer.

Pour l'ancienne conseillère nationale Geneviève Aubry, le Jura bernois doit montrer sa volonté et sa ténacité à rester bernois. "Nous nous sentons bien chez nous dans un grand canton bilingue", a ajouté la présidente du comité de campagne "65+".

Insultes et mensonges

Mais le discours le plus applaudi a été celui du conseiller d'Etat bernois Bernhard Pulver, qui a rappelé l'attachement du Jura bernois au canton de Berne et dénoncé ceux qui, dans le Jura, dénigrent cette région ou parlent en son nom. "Restons ensemble et bilingues", a lancé le conseiller d'Etat Vert qui estime qu'il faut définitivement clore la Question jurassienne pour consacrer son énergie à d'autres problèmes.

Le Jura et le Jura bernois diront le 24 novembre s'ils veulent d'une assemblée constituante pour dessiner un nouveau canton. Seul un double oui permettrait de poursuivre le processus.

/SERVICE


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