Asile: la révision touchera les personnes les plus vulnérables

Des chercheurs de l'Université de Neuchâtel ont étudié les conséquences des modifications urgentes de la loi sur l'asile, sur lesquelles le peuple doit se prononcer le 9 juin. Ils ont découvert que la suppression des demandes d'asile dans les ambassades restreint l'accès à de nombreuses personnes vulnérables.L'octroi de visas humanitaires n'offre pas une réelle alternative aux demandes d'asile en ambassade, démontrent Robin Stünzi et Clément de Senarclens, du Centre de droit des migrations dans une étude pilotée par l'Université de Neuchâtel. La suppression de cette procédure qui permettait d'offrir une protection efficace aux personnes vulnérables pousse ces dernières à tenter un franchissement illégal des frontières.Poussées à la clandestinité"Du fait des difficultés liées à l'obtention d'un visa humanitaire, les personnes qui pouvaient jusqu'ici obtenir une protection de la Suisse risquent d'avoir à affronter un voyage vers l'Europe dans la clandestinité, en devant recourir aux réseaux de passeurs", écrit lundi l'Université de Neuchâtel dans un communiqué.Les modifications urgentes de la loi sur l'asile ont été adoptées par le Parlement le 28 septembre 2012 et sont entrées en vigueur le lendemain. Un référendum contre cette décision ayant été déposé, le peuple devra décider le 9 juin s'il confirme ces modifications. S'il les refuse, elles seront abrogées à la fin du mois de septembre 2013. /SERVICE


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