Assemblée du PS: Non au fond d'intégration payé par les employeurs

Le PS accepte d'entrer dans le débat sur la mise en oeuvre de l'initiative de l'UDC contre l'immigration de masse. La base du parti n'a toutefois pas voulu entendre parler d'une redevance payée par les employeurs pour alimenter un fonds d'intégration.

Le débat a été nourri au sein de l'assemblée des délégués réunis samedi à Liestal. Des sections ont même demandé le retrait du texte. Le document du comité directeur a été amendé. Au vote final, le texte a été accepté à une large majorité.

Pour le PS, ce sont des réformes intérieures qui permettront une mise en oeuvre de l'initiative sans un retour aux contingents ou au statut de saisonnier. Il faut notamment améliorer la formation, mieux concilier vie professionnelle et familiale.

Dumping salarial

Le parti demande aussi une meilleure protection contre le dumping salarial, une généralisation des conventions collectives de travail (CCT) et une abolition des incitations fiscales pour attirer des entreprises étrangères. Il estime aussi qu'il faut mieux exploiter le potentiel indigène, notamment grâce à une meilleure intégration des femmes dans le monde du travail.

L'idée du comité directeur de créer un fonds d'intégration financé par les employeurs n'a pas passé le cap de l'assemblée. Les dirigeants du parti envisageaient trois modèles de financement, dont un prévoyait une taxe d'entrée de 5000 francs par migrant et par an. Cette dernière proposition a été retirée.

Pas de contingents

Les deux autres ont été refusées par la base à une très nette majorité. La première prévoyait une redevance prélevée sur les entreprises qui font appel à de la main-d'oeuvre étrangère, indépendamment du secteur et de la proportion d'étrangers dans ses effectifs.

La deuxième prévoyait de calculer la redevance en fonction de la dépendance de son secteur d'activités par rapport à la main-d'oeuvre étrangère. L'ensemble d'une branche assumerait ainsi la responsabilité de n'avoir pas investi dans la formation.

Pour Christian Levrat, l'essentiel est que le parti soit d'accord sur trois points: pas de contingents et pas de statut de saisonnier, la libre circulation doit être préservée et l'économie doit assumer ses responsabilités.

/ATS


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