Aucun nouvel effet sanitaire démontré ces cinq dernières années

Aucun nouvel effet sanitaire de l'électrosmog n'a été démontré par la cinquantaine d'études publiées entre octobre 2006 et décembre 2012. C'est ce qu'indique le troisième rapport de l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) sur cette question.

Cette mise à jour fait suite aux précédents rapports de 2003 et 2007, lesquels s'appuyaient sur 350 études, a indiqué l'OFEV dans un communiqué. Les nouvelles recherches publiées entretemps ont été rassemblées et évaluées par l'Institut tropical et de santé publique suisse à Bâle. Le rapport se concentre sur l'exposition au rayonnement de haute fréquence d'installations fixes telles que les émetteurs radio et les stations de base de téléphonie mobile.

Conclusions: la situation concernant les données relatives aux effets de l'exposition du corps entier à de telles installations s'est améliorée, surtout grâce à l'introduction de modèles de propagation et d'instruments pour mesurer l'exposition individuelle, mais les incertitudes au niveau de l'interprétation des résultats persistent.

Les études épidémiologiques montrent que l'exposition globale du corps à des champs de haute fréquence est de faible intensité dans l'environnement actuel. Les résultats n'indiquent pas de modification des paramètres physiologiques ni d'effets sur le bien-être ou la santé.

Aucun nouvel effet sanitaire n'a pu être prouvé pour l'exposition aux installations émettrices de haute fréquence dont l'intensité est inférieure aux valeurs limite d'immissions de l'Ordonnance sur la protection contre le rayonnement non ionisant (ORNI). Par conséquent, la protection contre des effets aigus reste assurée du point de vue scientifique, note l'OFEV.

Principe de précaution

Cependant, les études épidémiologiques présentent des faiblesses méthodiques parfois importantes, notamment concernant les effets cancérogènes, et il n'existe à ce jour aucune étude de longue durée sur les effets sur le sommeil et le bien-être.

Du point de vue scientifique, il convient donc de maintenir l'application du principe de précaution, écrit l'OFEV.

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