Centrafrique: la France obtient un timide engagement des Européens

La France a obtenu un timide engagement des autres pays européens en Centrafrique, où l'UE pourrait lancer en 2014 une mission de soutien. Mais l'Ukraine reste une priorité. Concernant la fiscalité, les pays membres doivent se mettre d'accord d'ici mars sur une directive visant à lutter contre la fraude et l'évasion.

A l'issue de deux jours de sommet à Bruxelles, le président français François Hollande s'est déclaré satisfait vendredi de la réponse apportée par ses homologues sur le dossier qu'il a imposé au menu des discussions.

"J'ai obtenu un soutien unanime des Européens pour ce que nous faisons en Centrafrique et sur un projet de mission européenne qui pourrait être décidée en janvier", a-t-il déclaré.

Ce soutien a été formalisé par le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, qui a affirmé que l'intervention des 1600 soldats français à Bangui avait "permis d'éviter le désastre d'une guerre civile, voire même peut-être un génocide".

Différentes options

Les options examinées pourraient être plus larges pour la Centrafrique, selon un diplomate français. Il serait ainsi envisageable que l'UE lance une mission militaire afin, par exemple, de sécuriser l'aéroport de Bangui, où elle prendrait le relais des soldats français. La mise en place de missions humanitaires et de formation pourrait être également examinée.

En attendant, les pays européens devraient se contenter d'aider la France avec un soutien logistique, sous la forme de mise à disposition d'avions gros porteurs.

L'UE a par ailleurs débloqué 50 millions d'euros pour la mission africaine de maintien de la paix et 60 millions sous forme d'aide humanitaire "pour un peuple qui souffre", a rappelé M. Van Rompuy.

Ukraine: la porte reste ouverte

Aux yeux de nombreux dirigeants, la priorité de politique étrangère est de trouver une réponse commune à la crise politique en Ukraine et d'éviter une dégradation des relations avec la Russie, après le refus de Kiev de signer un accord d'association.

La présidente lituanienne Dalia Grybauskaité a indiqué que le "nouveau" message de l'UE était que la porte restait ouverte "au peuple ukrainien mais pas nécessairement à son gouvernement". M. Van Rompuy a par ailleurs déploré que les pressions exercées par Moscou ajoutent "qualitativement à la liste des différends" entre l'UE et la Russie.

/ATS


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