Corruption à Zurich: deux policiers licenciés et trois autres mutés

Deux policiers ont été licenciés avec effet immédiat dans le cadre du scandale de corruption au sein de la police des moeurs de la police municipale zurichoise. Trois autres sont mutés, a annoncé lundi la police municipale zurichoise dans un communiqué.

Ces mesures ont été prises "après un examen des faits" par Daniel Blumer, commandant de la police municipale zurichoise, en accord avec Richard Wolff, chef du département de police de la ville de Zurich.

Les deux policiers licenciés sont toujours en détention préventive. Leur licenciement prend effet sans attendre les conclusions de l'enquête pénale.

Mutations

Un autre policier, qui a été provisoirement détenu, sera muté pour violation du devoir de loyauté, comportement inapproprié hors service et non respect de l'interdiction d'accepter des cadeaux. Une collaboratrice, qui a elle aussi été en détention préventive, sera aussi mutée pour violation du devoir de loyauté et comportement inapproprié hors service. Ils travailleront tous les deux dans un commissariat de quartier.

Un autre collaborateur de la police des moeurs, qui a aussi été détenu dans le cadre de l'enquête, va lui aussi être placé dans un commissariat. Ce changement était toutefois prévu de longue date et n'est pas une conséquence de l'affaire qui secoue la police municipale.

Salaires réduits

Si les deux derniers policiers devaient être reconnus coupables d'avoir accepté des faveurs, la police municipale devrait alors examiner la possibilité de les licencier. La mutation des trois policiers s'accompagne d'une réduction de salaire.

Les six autres policiers de la brigade des moeurs qui avaient accepté une invitation à une fête peuvent continuer à travailler dans cette unité. Ils ont violé un point du règlement de service et seront prochainement convoqués pour une discussion avec leurs supérieurs hiérarchiques.

Trois des policiers placés en détention préventive sont soupçonnés d'avoir transmis des informations confidentielles à des gens du milieu. En échange, ils auraient notamment bénéficié de repas et de prestations sexuelles.

/ATS


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