De la prison ferme pour deux hommes ayant abusé d'une femme ivre

Le Tribunal correctionnel de Genève a condamné mardi deux hommes à trois ans de prison, dont six mois ferme pour l'un et neuf mois ferme pour l'autre, pour avoir abusé d'une femme ivre. Ils ont été reconnus coupables d'acte d'ordre sexuel sur une personne incapable de discernement.

Les juges ont considéré la faute comme lourde. Les prévenus ont fait preuve de mépris d'autrui et de sa liberté sexuelle, relèvent-ils. Ces hommes ont agi pour un motif égoïste, à savoir pour assouvir leurs pulsions sexuelles, retient le Tribunal correctionnel.

Le Ministère public avait requis des peines de cinq ans et cinq ans et demi de prison. La défense demandait leur acquittement.

Les faits se sont déroulés en mars 2012. Après une soirée arrosée à l'Usine, les deux hommes ramènent la victime au domicile de l'un d'eux pour continuer la fête. Elle s'y rend de son plein gré "partante pour un plan à trois", selon les deux hommes âgés de 29 et 25 ans qui avaient aussi consommé de la cocaïne et de la marijuana.

Le Tribunal correctionnel n'a pas retenu la version des prévenus. Selon les juges, la femme était tellement alcoolisée qu'il a fallu la soutenir pour la sortir de la voiture et pour la déplacer du canapé sur lequel elle s'était endormie jusqu'à la chambre à coucher.

Etudes d'économie

La plaignante s'est ensuite retrouvée à subir des actes sexuels simultanés. Ce sont des pratiques qu'elle rejette, relève le Tribunal correctionnel. "Cet état ne pouvait pas échapper aux prévenus. Ils en ont profité", souligne le président du Tribunal correctionnel.

En plus de l'acte sexuel sur une personne incapable de discernement ou de résistance, les juges ont retenu la "commission en commun" qui alourdit la peine. Ils écopent de trois ans avec sursis partiel conditionné par un délai de mise à l'épreuve de trois ans. Ils sont aussi condamnés à verser 5000 francs pour tort moral.

Les deux hommes qui comparaissaient libres sont actuellement en train de rédiger leur thèse. Ils s'étaient rencontrés pendant leurs études d'économie. Les parties ont dix jours pour faire appel.

/ATS


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