Démission du chef suppléant de la Direction du travail

Le cas de corruption présumée au Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) a des conséquences personnelles. Dominique Babey, chef suppléant de la Direction du travail et probable supérieur direct du suspect arrêté, quitte ses fonctions.

Après le cas de corruption et en particulier eu égard à sa santé, M. Babey a demandé dimanche dernier d'être immédiatement démis de ses fonctions, a précisé à l'ats la porte-parole du SECO Antje Baertschi. Elle confirmait une information parue jeudi dans la "Neue Zürcher Zeitung", le "Tages-Anzeiger" et le "Bund".

Renvoyant à l'enquête pénale et administrative en cours, la porte-parole n'a pas souhaité commenter des articles de presse précédents, selon lesquels Dominique Babey était au courant depuis des années d'irrégularités commises lors de l'attribution de contrats.

M. Babey restera à disposition pour des tâches spéciales et pour seconder le chef de la Direction du travail, Boris Zürcher. Ce dernier reprend par intérim le secteur dont était responsable M. Babey, à savoir le centre de prestations marché du travail/assurance-chômage. Aucun autre collaborateur n'a été remercié en rapport avec les irrégularités survenues dans ce secteur.

Près de la retraite

Âgé de 64 ans, Dominique Babey s'apprêtait à partir à la retraite. Il était chef du centre marché du travail/assurance-chômage depuis 1999. Auparavant, il a dirigé la même division au sein de l'Office fédéral de l'industrie, des arts et métiers et du travail (OFDE). De 1992 à 1998, il était suppléant du chef de la division du marché du travail de l'Office fédéral de l'industrie, des arts et métiers et du travail (OFIAMT).

L'affaire de corruption présumée au SECO a été révélée il y a quinze jours par le "Tages-Anzeiger" et le "Bund". Un chef de service aurait attribué des contrats à prix gonflés à l'entreprise d'informatique zougoise Fritz&Macziol, ainsi qu'à une de ses filiales. En contrepartie, il aurait bénéficié de voyages, billets VIP et de matériel pour une valeur de plusieurs dizaines de milliers de francs.

/ATS


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