Des inscriptions douteuses à la Patrouille de Glaciers

Des soupçons de fraude dans des inscriptions à la Patrouille des Glaciers (PdG) ont provoqué un report d'une dizaine de jours du tirage au sort des participants. Les organisateurs parlent de quelques cas douteux qu'ils souhaitent contrôler.

"Parmi les milliers d'intéressés, il y en a quelques-uns qui tentent de trouver des solutions incorrectes", a déclaré mardi à l'ats le porte-parole de la PdG David-André Beeler, confirmant une information du quotidien "Le Nouvelliste". Le report de dix jours du tirage au sort permettra de contrôler cinq à dix cas douteux, a-t-il précisé.

L'épreuve, qui se déroulera du 29 avril au 3 mai 2014, est victime de son succès. Les patrouilles militaires, celles avec guide de montagne et celles revenant aux sponsors sont assurées de pouvoir participer. Au total, elles représentent environ deux tiers des 1400 places.

Tirage au sort

Un tirage au sort est donc organisé pour attribuer les places restantes aux plus de 1300 patrouilles civiles inscrites. La tentation de vouloir augmenter les chances d'être retenu est grande. Mais il n'y a pour le moment aucun cas de tricherie confirmé, indique M. Beeler.

Une chose est sûre: le nombre de patrouilles militaire a augmenté. Elles représentaient 40% du total des participants lors de l'édition 2012, elles seront 50% l'an prochain. M. Beeler n'y voit pas d'intention de fraude. Si les trois membres de la patrouille ont fait leur école de recrues, ils peuvent s'inscrire comme militaire.

Porte ouverte

Les organisateurs veulent tout faire pour éviter d'éventuelles tricheries. Le report du tirage au sort pour effectuer des contrôles doit assurer le fair-play du choix des participants. "L'esprit de la PdG est de rester ouvert à un public intéressé et entraîné et non de se concentrer sur l'élite", précise M. Beeler.

Quant à formater l'épreuve différemment pour accueillir davantage de participants, la question a été réfléchie et discutée. Mais actuellement avec deux départs "nous sommes à la limite du possible", admet M. Beeler, même si la porte reste ouverte.

/ATS


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